En 2023, la France a produit 31 % de gaz renouvelable en plus par rapport à l’année précédente, rapportent les chiffres du secteur dévoilés le 23 avril. Malgré cette embellie, la filière demande de la clarté politique à l’État. L’an dernier, les quantités de gaz issu de la méthanisation de biodéchets et injecté dans les réseaux de gaz ont atteint 9,1 térawattheures (TWh), soit une augmentation de 31 % par rapport à 2022, souligne le 9e panorama des gaz renouvelables produit par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Gaz et Territoires, GRDF, GRTgaz et Teréga. Depuis 2020, le biométhane souffre d’une baisse du tarif d’achat qui a bloqué nombre de projets, ces derniers n’étant plus rentables face à la hausse des coûts des matériaux et de l’électricité. Alors que le secteur se remet tout juste de ce trou d’air avec une révision du tarif décidée mi-2023 pour les projets inférieurs à 25GWh/an, il alerte toutefois sur un « manque de visibilité à court et moyen termes sur le cadre économique des plus grandes installations ».
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Pour soutenir les projets supérieurs à 25 GWh/an, il attend un décret, promis pour l’été, sur l’obligation pour les fournisseurs de gaz d’offre « verte » au secteur résidentiel/tertiaire, une offre qui sera actée par des « certificats de production de biogaz ». Face à l’absence aujourd’hui de loi de programmation, le secteur souligne que « seul un cadre stable, prévisible, un bon niveau de soutien, permettra le développement dynamique de projets », réclamant « un engagement politique qui affirme des objectifs ambitieux à l’horizon 2030 ». La feuille de route énergétique de la France, qui devait faire l’objet d’un débat parlementaire, se fait attendre. Le gouvernement, doté d’une majorité relative, a annoncé qu’elle passerait par un décret.