À l’occasion de la remise d’une étude réalisée par le cabinet E-CUBE Strategy Consultants, la filière du biogaz a identifié, le 26 novembre, les freins à son développement. Ces derniers tiennent à trois facteurs. D’une part, des équipements non adaptés aux approvisionnements des unités françaises, qui sont basées sur du « multi-intrants » (effluents d’élevage, tontes de gazon, résidus de paille). Le matériel, souvent de conception allemande, n’est pas conçu pour une telle hétérogénéité. D’autre part, des pannes et des arrêts de la cogénération liés à des coupures de réseau et à un « manque de fiabilité de certains matériels ». Enfin, des difficultés d’approvisionnement en intrants complémentaires à la matière organique agricole. Ces difficultés d’approvisionnement affectent la durée de fonctionnement d’environ 30 % des sites. À cela s’ajoute le fait que les démarches « restent encore longues et complexes ». Les segments « cogénération à la ferme » et territoriaux ont été plus dynamiques que les autres, indique aussi l’étude, « sans toutefois que le nombre d’installations annuelles décolle réellement (environ 50 nouvelles unités en 2014) ». « Il semblerait que, depuis quelques mois, cette relative dynamique tende à ralentir avec une division par deux attendue du nombre de projets annuels à partir de 2016 ». Les professionnels de la filière biogaz, dont la FNSEA, attribuent ces freins au fait que la filière française, récente, « est en phase d’apprentissage ».
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