En pleine période d’incertitude sur l’approvisionnement russe en gaz, le distributeur d’énergie Engie a déclaré, dans une interview parue dans le quotidien Les Échos du 7 mars, qu’il faut accélérer la mise en service des unités de biométhane qui ont déjà obtenu leur autorisation. « Il faut […] libérer plus vite tout le potentiel du biométhane, issu des matières premières de l’agriculture française. En termes d’autonomie, il n’y a rien de mieux », a expliqué sa directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor. « Nous devons aussi accélérer les projets solaires et éoliens en fin de construction, débloquer administrativement nombre de dossiers qui traînent et sont disponibles ». Une coupure totale des importations de gaz russe entraînerait un « choc de prix sans précédent » à l’hiver 2022-2023. Le lendemain, la Commission proposait de porter la production européenne à 35 Mrd m3 de biométhane d’ici 2030 contre un objectif actuel de 17 Mrd m3 (voir dans ce numéro).
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Dans la foulée, un collectif de représentants des producteurs de biogaz (1) a exprimé sa volonté commune « d’accélérer le développement du biogaz », dans un communiqué diffusé le 9 mars. Ces associations « se tiennent à disposition des ministères pour lever les verrous réglementaires à la production pour les installations existantes afin qu’elles participent à leur pleine capacité à la sécurité d’approvisionnement d’ici le prochain hiver ». Ouvrant le même jour une conférence ministérielle sur le thème « renforcer l’autonomie énergétique européenne », Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a insisté sur l’impératif « d’accélérer le remplissage de nos stocks (de gaz) avant le prochain hiver ».