Les États Généraux de l’alimentation maintenant clos, les fabricants de plastique compostable d’origine végétale attendent beaucoup de la feuille de route de l’économie circulaire qui en sera issue.
La jeune profession des plastiques compostables d’origine végétale attend beaucoup des États généraux de l’alimentation. Christophe Doukhi de Boissoudy, président de l’Association française des bioplastiques (le Club Bio-plastiques), a cité, le 28 décembre, plusieurs raisons de « mettre en évidence le grand intérêt de ces nouveaux matériaux ». Le Club Bio-plastiques attend surtout une feuille de route qui prenne en compte l’ensemble des éléments de l’économie circulaire : de l’origine végétale au retour au sol. Cela d’autant plus que les exigences environnementales vont se durcir, notamment en France.
Des exigences environnementales nouvelles
Christophe Doukhi de Boissoudy a énuméré ces exigences croissantes. D’une part, la loi de Transition énergétique impose à terme le tri à la source de tous les déchets organiques des ménages, au plus tard en 2025. D’autre part, l’UE demande que 75 % des déchets plastiques soient recyclés à partir de 2030. La France s’est fixé l’objectif ambitieux de 100 % à horizon 2025. En dernier lieu, il ressort des États généraux de l’alimentation une obligation de restituer au sol un compost de qualité dans le cadre de l’initiative « 4 pour 1 000 », qui propose d’améliorer la teneur en matières organiques et d’encourager la séquestration de carbone dans les sols.
La contrainte du recyclage devient difficile à gérer, car depuis la fin de l’année 2017, la Chine n’admet plus de recevoir d’autres plastiques à recycler que celui en provenance de son territoire. Les plastiques biosourcés compostables « représenteront une alternative pour des applications plastiques particulièrement difficiles à recycler », comme les plastiques mélangés à de la terre ou souillés, tels les films de paillage et les sacs à usage unique (pour produits alimentaires frais), a précisé le représentant des plastiques biosourcés français.
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Répondre à tous les critères de l’économie circulaire
Le Club Bio-plastique voudrait que cette feuille de route ressemble à l’esprit de l’économie circulaire : une « vision d’ensemble et interdisciplinaire ». Les industriels des plastiques biosourcés compostables estiment en effet répondre à l’ensemble des problématiques de l’économie circulaire, et non pas seulement à uniquement l’un des stades (par exemple la compostabilité). Ces matériaux sont en effet à la fois d’origine renouvelable, contribuent à la relocalisation de l’industrie des plastiques (qui est aujourd’hui en Chine), résolvent un grave problème de pollution mondiale grâce à leur capacité à être compostés et entrent dans un cycle du carbone renouvelable, donc sans conséquence pour l’effet de serre, font valoir les professionnels.
La Chine n’admet plus de recevoir d’autres plastiques à recycler que ceux en provenance de son propre territoire