Le pôle de compétitivité de la bioéconomie IAR (Industries et agro-ressources) change de nom, pour devenir Bioeconomy for change (B4C), et annonce le cofinancement par l’UE de quatre bioraffineries en France.
Après 17 ans sous l’appellation IAR (Industries et agro-ressources), le pôle de compétitivité de la bioéconomie picard et champenois, basé à Laon (Aisne) devient Bioeconomy for Change (B4C, "La bioéconomie pour le changement"), a annoncé le 25 janvier son président, Christophe Rupp-Dahlem, lors d’une conférence de presse. Les bénéficiaires de ce changement par la bioéconomie sont résumés en 4 « C » : le climat, les citoyens, la compétitivité et la connexion des acteurs, a exposé Christophe Rupp-Dahlem, présentant la nouvelle identité du pôle.
Bioeconomy for Change rassemble 500 adhérents, depuis l’amont agricole jusqu’à la mise sur le marché de produits finis : coopératives agricoles, établissements de recherche et universités, entreprises de toute taille, acteurs publics, etc.
« Le flux ne se tarit pas »
Depuis sa création en 2005, il a accompagné plus de 350 projets pour un investissement total de 2,5 Mrd€. En 2021, il a accompagné 44 projets. « Le flux ne se tarit pas », a commenté Antoine Peteers, directeur général adjoint.
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Invité en visio à la conférence de presse, Philippe Mengal, directeur exécutif du Partenariat entre l’UE et les industries européennes du biosourcé (CBE JU) a indiqué que l’Union européenne cofinançait quatre bioraffineries en France dans le cadre du partenariat public-privé BBI Bio-based industries (Industries du biosourcé) : le projet Farmyng de l’entreprise Ynsect pour la production de protéines d’insectes à Amiens, le projet Scale de l’entreprise Microphyt à Baillargues, près de Montpellier, « une première bioraffinerie industrielle de microalgues », e projet After-Biochem de l’entreprise Afyren à Carling Saint-Avold en Moselle, de fabrication d’acides organiques à partir de mélasse de betteraves et enfin le projet Resolute de l’entreprise australienne Circa à Carling également, pour la production d’un solvant à base de cellulose.
La bioéconomie « est un secteur en plein développement », a résumé Jean-Marc Callois, délégué interministériel aux industries agroalimentaires, mentionnant « d’importants débouchés dans les bio intrants » (produits de biocontrôle, biostimulants, biofertilisants). Avec le 4e Programme d’investissements d’avenir (PIA4) et le plan de relance France 2030, près de 1,3 Mrd€ sera investi dans la stratégie de développement des biotechnologies industrielles, de fabrication de produits biosourcés et de carburants durables, ainsi que dans les stratégies d’accélération agricole et alimentaire, a-t-il rappelé.