La Commission européenne a présenté, le 20 mars, un plan d’action visant à stimuler les biotechnologies et la bio-industrie dans l’UE. Dans sa communication intitulée Construire l’avenir avec la nature, elle annonce le lancement d’une étude afin d’identifier les moteurs et les obstacles à l’innovation et à l’adoption de ces technologies en vue de moderniser des secteurs comme l’agriculture, la sylviculture, l’énergie, l’alimentation humaine et animale. Celle-ci sera finalisée d’ici la mi-2025 et pourrait servir de base à un projet de loi européenne sur les biotechnologies. D’ici là, l’exécutif européen s’engage à simplifier la réglementation de l’UE et raccourcir les délais de commercialisation des innovations biotechnologiques, notamment d’accélérer l’autorisation de mise sur le marché de biopesticides et d’engrais d’origine biologique durables et à faible risque.
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La communication souligne également que la Commission européenne développera d’ici 2025 des méthodologies pour garantir une comparaison équitable entre les produits d’origine fossile et les produits d’origine biologique. Elle envisage aussi un étiquetage spécifique pour les bioproduits afin de mieux les valoriser. « L’étiquetage volontaire, basé sur des critères objectifs de durabilité pour les matières premières d’origine biologique, permettrait aux industries des biotechnologies et des bioproduits d’informer de manière fiable les consommateurs sur le contenu d’origine biologique et la durabilité de leurs produits », fait valoir la communication. Pour Bruxelles, l’acceptation des biotechnologies et bioproduits nécessite une attention particulière et il faudra donc donner aux citoyens des garanties solides en matière d’utilisation responsable, de sécurité et de durabilité. Enfin, la Commission européenne réexaminera la stratégie de l’UE en matière de bioéconomie (dont la dernière mise à jour date de 2018) d’ici fin 2025 comme le lui ont déjà demandé les ministres de l’Agriculture de l’UE.