Les différents maillons de la production bretonne (Comité régional porcin de Bretagne) et de l’abattage-découpe (SNIV-SNCP) ont adressé, en fin de semaine dernière, une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture et au président de l’Inaporc, l’interprofession nationale. Ils réclament « une réponse réglementaire » nouvelle sur l’étiquetage de l’origine des produits de salaisons qui peuvent, actuellement, porter les mentions « Fabriqué en France » ou « Transformé en France », bien que les animaux soient importés. « Un accord interprofessionnel est possible avec le maillon de la salaison (la FICT) pour identifier le pays d’origine des animaux (viande porcine française, allemande, etc.), explique Paul Rouche, président du SNCP et vice-président d’Inaporc. Le consommateur français comprendrait très bien que les jambons en marque nationale ou MDD soient d’origine française et que les premiers prix soient issus de morceaux importés. » Selon Paul Rouche, la France consomme près de 1 million t de produits de salaison dont 30 à 35 % sont fabriqués avec des pièces étrangères. Cette question récurrente devait être une nouvelle fois posée cette semaine en conseil d’administration de l’interprofession. Si la réponse était négative, CRP Bretagne et SNIV-SNCP pourraient quitter l’interprofession, menacent-ils.
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