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Bizarre, bizarre !

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Le bleu de brebis de la Société des caves (Lactalis) vient de remporter une victoire face au roquefort AOP. Et c’est la Confédération générale de roquefort, celle-là même qui est censée défendre cette appellation, qui a clos le débat !

La commercialisation depuis 2019 du bleu de brebis par Société, dans un emballage très similaire à celui du roquefort AOP, sorti de la même entreprise, a provoqué un tollé parmi les acteurs locaux. Le premier, à base de lait de brebis pasteurisé, peut être produit n’importe où, contrairement au second, fabriqué dans la ville du même nom à base de lait de brebis cru, suivant un cahier des charges rigoureux. La peur d’une confusion auprès des consommateurs entre les deux produits d’apparence et avec un emballage quasi similaire a donc fait craindre pour l’appellation protégée.

Eh bien non, il n’y a pas ambiguïté pour le consommateur entre ces deux produits. La commission de conciliation mise en place par la Confédération générale de roquefort a tranché. S’appuyant sur une étude menée sur les emballages et un test à l’aveugle sur le goût, elle en a conclu que la comparaison entre les deux produits « ne prête pas à confusion. »

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Mais comment imaginer que cette décision ne soit pas une menace pour le marché du roquefort AOP ? José Bové parle d’une « hérésie ». Pour lui, la Confédération de roquefort « doit se dissoudre puisqu’elle manque à tous ses devoirs qui sont la défense de ce label ».

En effet, c’est à n’y rien comprendre. Si la Confédération de roquefort avait voulu se tirer une balle dans le pied, elle n’aurait pas fait autrement.