L’Égypte, premier importateur de blé dans le monde, est revenu le 21 septembre sur sa politique de tolérance zéro pour l’ergot, après des tensions avec ses fournisseurs, notamment la Russie. Fin août, l’Égypte avait durci son cahier des charges sanitaire, refusant les chargements de blé comportant toute trace d’ergot, alors que les normes internationales en vigueur tolèrent jusqu’à 0,05 % d’ergot. Plusieurs bateaux, notamment d’Europe de l’Est, avaient ainsi été refoulés, et la Russie avait dénoncé « un marchandage », avant d’annoncer la suspension à partir du 22 septembre de ses importations d’agrumes en provenance d’Égypte. Le gouvernement égyptien a décidé de revenir à la norme de 0,05 % mise en place par Le Caire en 2010 et « qui est similaire aux normes internationales », selon un communiqué envoyé à la presse le 21 septembre par le cabinet du Premier ministre, Chérif Ismaïl. L’Égypte importe annuellement 11 Mt de blé, dont 5 M directement importées par le gouvernement, selon le communiqué. L’adoption « d’un taux 0 % d’ergot pour les chargements importés a paralysé le transfert à l’Égypte de 540 000 t de blé », a souligné le ministre de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur, Mohamed Ali el-Cheikh, cité par le communiqué. Le Caire avait annoncé le 20 septembre l’envoi d’une délégation à Moscou le 26 septembre en vue de résoudre le différend agricole. Trois appels d’offres récemment lancés par les autorités égyptiennes ont été boudés par les fournisseurs de blé, ajoute le texte.
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