La totalité des abattoirs du groupe Bigard ont été débloqués le 12 novembre par les éleveurs de viande bovine, comme prévu dans l’accord sur les prix entre la FNSEA, la Fédération nationale bovine et le groupe Bigard. Dès le 10 novembre au soir, l’occupation avait pris fin à l’abattoir de Coutances puis dans la nuit, à Cholet et Cherré. Dans la journée du jeudi 11 novembre, les abattoirs de Metz, Feignies, Cuiseaux et Castres ont successivement été débloqués. L’occupation de Villefranche et Egletons a été levée à 16h30 et 17h00 dans la même journée. Mais sur plusieurs de ces sites, les éleveurs ont préféré faire état d’une « suspension » du mouvement, se déclarant encore méfiants quant au respect des conditions de l’accord finalisé. A Cholet notamment, la levée du blocage n’a pu se faire qu’après remise en mains propres aux agriculteurs de deux courriers, l’un sur le retrait des référés engagés par les directions des abattoirs pour obtenir la levée des blocages, l’autre précisant « explicitement la revalorisation des cours à compter du 12 novembre ». À Castres, l’abattoir le plus important du Sud-ouest, les éleveurs ont tenu à souligner n’être « qu’à moitié satisfaits de l’accord ». « Sur le prix versé au producteur, on est loin du compte. On lève quand même le blocage, mais nous resterons vigilants », a déclaré Alain Cazaux, vice-président de la Fédération régionale bovine Midi-Pyrénées/Aquitaine. Jacques Chazalet, responsable de la FRSEA Massif central, précise que « l’accord nous convient, à condition qu’il soit respecté. Sinon, on reviendra ».
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