Plusieurs centaines de salariés de l’usine Charal de Cholet (1 000 salariés) ont bloqué, le 1er décembre, les entrées du site industriel pour protester contre les retards pris dans l’harmonisation des avantages sociaux au sein du groupe Bigard. La Confédération française démocratique du travail (CFDT) est à l’origine de ce mouvement qui touche aussi trois des neuf autres sites de Charal. Ainsi Flers (475 salariés) et Lisieux (110 salariés) ont également été bloqués. À Nozay-Derval, l’action a pris la forme de débrayages. « Depuis la reprise par Bigard en 2008, l’harmonisation des acquis sociaux a pris du retard et se fait à notre détriment », a expliqué Didier Blanchet, délégué du personnel CFDT. Les grévistes réclament aussi le paiement des deux à trois jours de salaires perdus en raison du blocage des sites par les éleveurs de bovins au début du mois de novembre. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La direction les a répercutés sur nos RTT ou sur nos congés, alors que nous sommes restés d’astreinte ces jours-là », a déploré Didier Blanchet. « Nous regrettons ce mouvement social. Le temps d’ajustement au sein du groupe Bigard suscite des incompréhensions, mais le dialogue n’a jamais été interrompu », a fait savoir la direction de Charal. Elle a convoqué les représentants du personnel à une réunion de négociation le 14 décembre. Charal emploie 3 000 salariés et a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires d’environ un milliard d’euros.
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