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Résultats/Légumes transformés Bonduelle satisfait de l’intégration de ses acquisitions

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La marge opérationnelle de Bonduelle recule légèrement sur l’exercice 2012/2013 en raison de l’effet dilutif de l’entrée d’Allens dans le périmètre. Au global, le groupe est satisfait des résultats dégagés sur le dernier exercice. Il va notamment devoir investir au Brésil, où l’usine est saturée.

Bonduelle a généré un résultat opérationnel courant de 105,9 millions d’euros (M€) sur l’exercice 2012/2013, en hausse de 4,7 %, pour un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros, en hausse de 7,3 %. La rentabilité opérationnelle courante atteint donc 5,6 %, niveau le plus haut dans l’histoire du groupe, bien qu’elle cède 0,2 point par rapport à l’exercice précédent. « Ce recul s’explique par l’entrée en périmètre d’Allens. L’activité est rentable mais peu contributive et l’objectif est de l’amener au niveau de rentabilité du Canada. Hors Allen’s, nous sommes en ligne avec l’exercice précédent », a expliqué Christophe Bonduelle, président, lors d’une conférence de presse le 3 octobre. Le résultat net, à 51,9 M €, progresse de 8,8 % (soit une marge nette stable à 2,7 %).
 
La rentabilité de la zone Europe à la traîne
Les résultats de Bonduelle se caractérisent par un très fort décalage des performances de l’Europe et des autres zones. Ces dernières contribuent à plus de 50 % à la rentabilité du groupe, alors qu’elles ne pèsent que 33,5 % du chiffre d’affaires.
 
Chantiers d’amélioration
Outre Allens, Bonduelle a quelques autres chantiers à mener pour améliorer sa rentabilité. Il faut notamment redresser l’activité champignon. « Le marché du champignon ne va pas bien. Nous transférons progressivement les produits à marque Royal Champignon vers les marques Bonduelle et Cassegrain », a précisé Christophe Bonduelle. Pour retrouver une dynamique sur le marché de la restauration, fragilisé par la crise, le groupe va décliner sa gamme vapeur en format adapté (4 kg pour un poids net égoutté égal aux boîtes actuelles de 5 kg) avec la gamme « sous vide ». Autre marché difficile, l’Italie, où la quatrième gamme est particulièrement touchée.
 
L’usine brésilienne à saturation
Parmi les satisfactions, la bonne performance des marques Bonduelle et Cassegrain en conserve et surgelé en Europe, un contrat d’export vers les Etats-Unis pour 10 000 tonnes de champignon et la reprise d’Allens, où le taux de satisfaction client, qui était très bas, est redevenu très bon, ce qui a permis « le retour des clients », a expliqué Christophe Bonduelle. En Europe orientale et dans les Balkans, la croissance des ventes est « très forte », souligne le groupe, qui mise notamment sur l’essor de la classe moyenne et de la distribution moderne (hors Moscou et St-Pétersbourg) en Russie, où Bonduelle a repris les actifs de Cecab. Enfin au Brésil, l’usine est saturée et la question se pose de construire une deuxième tranche ou de procéder à une acquisition. « Le Brésil est non-contributif pour l’instant car tout est réinvesti en marketing », a précisé Christophe Bonduelle.
 
Perspectives
A noter également, la mise en place d’une nouvelle organisation plus resserrée, à la tête du groupe avec un comité exécutif de sept personnes contre 12 auparavant. Ce nouvel organigramme comprend quatre « business units » : Europe long life (surgelés et conserve), Europe fresh (quatrième gamme), Amériques, Développement.
En termes de perspective, Bonduelle souligne « les débuts difficiles de la campagne estivale et la nécessaire modération des augmentations négociées avec les opérateurs de la grande distribution et de la restauration hors foyer pour préserver les volumes commercialisés ». Le chiffre d’affaires devrait néanmoins croître de 3 à 5 %. La rentabilité opérationnelle à périmètre et taux de change constant devrait, elle, rester en ligne avec les performances historiques, malgré une hausse des dépenses marketing de 5 à 10 %.

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