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Bonduelle veut se concentrer sur ses marques propres

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Au terme d’un exercice bouleversé par la pandémie, Bonduelle a annoncé pour l’exercice écoulé des résultats conformes avec ses objectifs. Dans le cadre de la revue stratégique de son portefeuille, le groupe réfléchit sur l’avenir de sa division légumes et fruits en conserve et surgelés en Amérique du Nord, dont il pourrait céder tout ou partie du capital.

À l’occasion de la publication de ses comptes annuels, Bonduelle a annoncé réfléchir à la cession de tout ou partie de sa division légumes et fruits en conserve et surgelés en Amérique du Nord, pour se concentrer sur ses marques propres. Il s’agit « potentiellement de rechercher un acquéreur pour tout ou partie » de cette activité, a déclaré le directeur financier Grégory Sanson, lors de la conférence de presse du 27 septembre. « Toutes les solutions sont sur la table. Bonduelle pourrait rester actionnaire, a ajouté le directeur général, Guillaume Debrosse. Il ne s’agit en aucun cas d’une retraite, d’un repli ». Bonduelle a insisté sur la priorité donnée au développement de ses marques propres (Bonduelle, Cassegrain) – qui représentent 47 % du chiffre d’affaires. Le groupe veut être davantage « maître de son destin", a expliqué le directeur général. « Nous ne voulons pas dévier des capitaux de notre priorité stratégique ». Or, pour la bonne marche de Bonduelle Americas Long Life (BALL), sachant que « tous nos outils sont saturés », des investissements de plusieurs millions d’euros sont nécessaires. Mais il s’agit d’un « beau business », a encore souligné Guillaume Debrosse.

Cette business unit, baptisée Bonduelle Americas Long Life (BALL) a représenté un chiffre d’affaires de 615 millions d’euros sur le dernier exercice (clos le 30 juin 2021), soit 22 % de l’activité du groupe. L’entité est née de l’acquisition en 2007 d’Aliments Carrière au Canada, et compte un peu plus de 2 800 employés à équivalent temps plein et treize sites de production industrielle. BALL transforme et commercialise des légumes et fruits en conserve et surgelés à destination des linéaires de la grande distribution, principalement sous forme de marques de distributeurs, ou encore des professionnels de la restauration et également comme sous-traitant pour Géant Vert. Aucun délai n’est donné sur la durée de cette réflexion qui s’inscrit dans le cadre de la revue périodique du portefeuille du groupe.

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Des résultats en ligne

Commentant les résultats de l’exercice 2020/2021, Guillaume Debrosse a salué le fait que le groupe avait, « malgré le contexte sanitaire, préservé sa rentabilité. Nous démontrons notre résilience grâce à un portefeuille d’activités diversifié tant au plan des technologies que des circuits de distribution et des géographies ». Le résultat opérationnel courant du groupe a reculé de 4 % à données comparables (- 7,6 % en publiés) à 100,4 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 2,77 milliards d’euros en progression de 1,6 % en comparables (-2,7 %). La marge opérationnelle courante se tasse légèrement à 3,6 % (contre 3,8 % en 2019/2020), en ligne avec les objectifs. Les surcoûts inhérents à la crise sanitaire, ajoutés à des difficultés opérationnelles elles aussi dues au contexte (pénuries de main-d’œuvre, incidents climatiques…) « ont pesé sur le résultat opérationnel courant de l’exercice », a expliqué Bonduelle.

Pour 2021/2022, le groupe entend « renouer avec les niveaux de rentabilité pré-Covid », a indiqué Guillaume Debrosse. « Dans un environnement sanitaire toujours incertain et un contexte hyperinflationniste, le Groupe Bonduelle a pour objectif une croissance de l’ordre de 3 % de son chiffre d’affaires et un taux de marge opérationnelle courante de 3,8 % à 4,- %, tous deux à périmètre et change constants », est-il précisé.

« Renouer avec les niveaux de rentabilité pré-Covid » 2021/2022