La coopérative hollandaise estime avoir connu une bonne année 2013, ses membres ayant relevé « un prix du lait à un niveau historiquement élevé ». Le chiffre d'affaires a progressé de 10,8% à 11,4 Md€, en raison de prix plus élevés et de volumes traités en hausse de 4,3% à 10 659 millions de litres (dont 9 261 millions auprès des 13 887 exploitations adhérentes). Les taux de change ont eu un impact négatif de 157 M€ sur le chiffre d'affaires publié. Le résultat opérationnel ressort à 313 M€, en baisse de 35,7%, mais cette chute est due à une provision pour dépréciation d'actifs (goodwill impairment) liée à la crise en Europe et qui concernent la société Nutricia acquise en 2001 (marques Chocomell, Fristi). Hormis cette comptabilisation prudentielle, le résultat opérationnel aurait progressé de 5,3%. Le résultat net est affecté pour le même montant et ressort à 157 M€ en baisse de 43,5%. Hors goodwill, il aurait progressé de 17,6% à 327 M€.
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Le groupe souligne une progression de ses performances en Asie et en Afrique avec une progression de 10,8% des volumes pour ses boissons lactées, dans ses divisions ingrédients, beurre et poudre de lait. Les ventes de fromages à marque ont progressé de 9,5% en volume, grâce notamment à l'exportation. L'activité nutrition infantile a gagné 10,8% en volume. Elle a largement bénéficié de l'enveloppe de 559 M€ consacrée aux investissements, une autre grande partie ayant été dirigée vers l'augmentation des outils de traitement du lait. Pour 2014, la coopérative prévoit 652 M€ d'investissements supplémentaires. Eu égard au manque de visibilité sur l'évolution des marchés qui a été constaté en 2013, FrieslandCampina se refuse à toute prédiction sur ses futurs résultats pour 2014 et dit se montrer très prudent. Le groupe estime que la production va augmenter en Nouvelle-Zélande, mais continuer de baisser en Amérique du nord et du sud, tandis qu'elle restera en deçà des quotas en Europe, les Pays-Bas, le Danemark et l'Allemagne dépassant toutefois leur production antérieure anticipant sur la fin des quotas.