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BIO/STRATÉGIE Bonneterre soutient l'association Slow Food

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Encore peu implantée en France, l'association Slow food, née en Italie, reçoit désormais le soutien de la marque de produits premium bio Bonneterre. L'entreprise implantée à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, a démarré l'accompagnement de l'entrée dans le réseau Sentinelles de Slow food d'un Saint-Nectaire.

« Le rapprochement avec l'association internationale Slow food s'est fait naturellement, évoque Guillaume Lecomte, directeur général de Bonneterre implantée à Saint-Genis-Laval et Rungis. De nombreux salariés sont membres également. Nous partageons les mêmes valeurs que cette association sur la préservation des métiers artisanaux et le bon goût des produits, dans une démarche de développement durable et avec une activité la moins néfaste possible pour la planète et ses habitants. » Bonneterre a commencé par être mécène de Slow food il y a deux ans. Née en Italie en 1989, l'association vise à contrer « le fast food et le fast life ». Elle compte près de 100 000 membres, citoyens, producteurs, chefs, institutions, entreprises, dans cent trente-deux pays. Sa première démarche a été de créer l'Arche du goût. Quelque deux mille quatre cents produits alimentaires associés à un territoire, une mémoire, un savoir-faire et qui risquent l'extinction ont été recensés dans le monde. La deuxième action se matérialise dans le réseau Sentinelles qui vise à détecter des producteurs de ces produits en perdition, des techniques de culture ou de fabrication associées, pour les accompagner dans le maintien d'un savoir-faire.

LA FERRANDAISE SE CONVERTIT EN BIO

Le partenariat avec Bonneterre se situe aujourd'hui à deux niveaux : communiquer largement sur son engagement avec l'association et participer au projet Sentinelles. La marque de produits premium bio se mobilise pour accompagner des éleveurs de la race bovine Ferrandaise à se convertir en bio, pour la production de fromages Saint-nectaire. « La mutation est longue, pour permettre la conversion en bio, collaborer avec la filière pour assurer des débouchés commerciaux et valoriser l'ensemble des productions », avance Guillaume Lecomte. Estampillés Sentinelles, ce projet fait écho à ce que pratique déjà la marque Bonneterre avec ses fournisseurs. « Nous avons quelques ateliers de production en propre, notamment pour les boissons végétalisées, mais la marque travaille principalement avec des partenaires producteurs avec lesquels nous avons mis en place un modèle de co-développement de produits bio ».

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CINQ MARQUES PROPRES

Cette évolution du modèle s'est opérée en une dizaine d'années. « Nous sommes passés de grossiste en produits bio avec environ six mille références, à fournisseurs des réseaux de magasins bio, exclusivement, sous nos propres marques et nos propres innovations. Bonneterre compte cinq cents produits à sa marque dans les gammes chocolats, biscuits, boissons végétalisées, charcuteries et fromages. Elle représente 70 % du chiffre d'affaires, étale ces dernières années à 50 millions d'euros annuels. Les autres marques sont Evernat (cible des familles et des enfants), Tartex (pâtés et salamis végétaux), Allos (céréales du petit-déjeuner) et Le Sillon (fruits secs). Bonneterre compte une centaine de collaborateurs à Rungis et une vingtaine à Saint-Genis-Laval, son siège mais aussi celui de sa maison-mère, Distriborg.