Abonné

Nutrition animale/Résultats Bons résultats pour InVivo, malgré ses difficultés dans l’alimentation animale

- - 4 min

En 2008-2009, InVivo a connu une légère baisse de son chiffre d’affaires (- 3 %) et de son résultat net. Le groupe coopératif est tout de même satisfait car il avait connu une réussite exceptionnelle lors de l’exercice précédent. La division nutrition et santé animales a par contre connu une année difficile, surtout en France, mais devrait retrouver la rentabilité lors du prochain exercice.

InVivo, le premier groupe coopératif agricole français, peut être satisfait de son exercice 2008-2009 : son résultat net s’est établi à 27,6 millions d’euros, soit une belle performance dans la conjoncture actuelle. Lors de l’exercice précédent, il avait atteint 34,5 millions d’euros, mais c’était une année exceptionnelle. « Nos résultats 2008-2009 sont bons, voire très bons », se réjouit Michel Fosseprez, président du groupe coopératif, dont le chiffre d’affaires s’est établi à 5,1 milliards d’euros, en baisse de 3 %. « Cette baisse est due à la chute des prix agricoles. Notre activité est en hausse et notre résultat net très au-dessus de nos résultats habituels », assure quant à lui Patrice Gollier, directeur général d’InVivo. Une bonne santé économique qui vient surtout des divisions « semences et agrofournitures végétales », « stockage et commerce » et « distribution et services », les activités de nutrition animale ayant beaucoup souffert en France l’année dernière.

Réussite à l’international
La division nutrition et santé animales, qui s’appelle depuis le 1er janvier dernier InVivo NSA, a en effet subi la crise du lait, les cours du porc en baisse, la chute de la consommation de viande bovine, la volatilité du prix des matières premières et la chute du pouvoir d’achat des éleveurs. InVivo NSA est issu de la fusion des activités nutrition et santé animales d’Evialis et d’InVivo. Son chiffre d’affaires a tout de même progressé de 14 %, pour atteindre 1,38 milliard d’euros grâce aux croissances externes (1) au Mexique (Malta Cleyton) et au Brésil (Cargill Animal Nutrition). Ces deux acquisitions fabriquent un total de 500 000 tonnes d’aliments dans 17 sites industriels pour un chiffre d’affaires respectif de plus de 150 millions d’euros. L’activité d’Evialis Nutrition se porte donc bien à l’international : le chiffre d’affaires y a quasiment doublé pour atteindre 419 millions d’euros. Les volumes fabriqués à l’étranger (1,37 million de tonnes) dépassent désormais ceux qui proviennent des sites français sous la marque Evialis.

Des restructurations à prévoir
En France, la situation est plus délicate. Evialis Nutrition France a particulièrement souffert de l’effondrement du cours des matières premières. Son chiffre d’affaires s’est établi à 512 millions d’euros contre 549 millions d’euros lors de l’exercice précédent. Le marché étant structurellement baissier et ce métier étant en surcapacité industrielle, des opérations de restructuration pourraient avoir lieu dans les prochains mois. « Lors de notre exercice en cours, nous allons rechercher des synergies entre les usines d’Evialis et d’InVivo et améliorer les résultats financiers d’Evialis Nutrition », affirme Patrice Gollier.

Reprise de Primex
Les « prémix » et spécialités ont également beaucoup souffert de la conjoncture, en particulier en ce qui concerne les ruminants.  Inzo a vu son chiffre d’affaires baisser de 4,5 % à 150 millions d’euros. Celui de SFPS (Société Française de Prémix et Spécialités), le regroupement des trois sociétés de la branche Prémix d’Evialis (Agro01, Prisma et SNPS), s’est établi à 43,6 millions d’euros. Dans ce domaine, InVivo NSA vient de signer l’accord de reprise de Primex (29 millions d’euros de chiffre d’affaires), ancienne filiale « prémix et spécialités » d’Unicopa, qui va être intégrée à SFPS.

Une année plus difficile
L’activité nutrition et santé animales devrait mieux se porter dans les prochains mois. Le groupe coopératif a perdu de l’argent dans ce secteur pour des raisons conjoncturelles, et compte bien voir cette division retrouver la rentabilité cette année. Par contre, sur l’ensemble de ses secteurs, InVivo devrait connaître un exercice plus difficile en 2009-2010. « Je ne serai pas surpris si notre chiffre d’affaires chute de 20 %. Ce sera dû à la baisse des prix unitaires mais également à une chute des volumes », prévoit Patrice Gollier.

(1) Cf Agra alimentation n°2050 du 29 janvier 2009 p 22

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.