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Boom de la demande mondiale en produits alimentaires

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L’évolution actuelle du prix mondial des denrées agricoles reflète un décalage de plus en plus sensible entre la production de denrées de base (blé, maïs, riz,…) et la demande croissante de nombreux pays, surtout dans le tiers monde, compte tenu de l’accroissement de leur population. C’est ainsi que le blé et le lait atteignent des niveaux de prix records, tandis que les prix du maïs et du soja se situent aujourd’hui bien au-dessus des moyennes des années 90. Le riz et le café sont à leurs plus hauts par rapport aux dix dernières années et les prix de la viande ont fortement augmenté, parfois de 50 %, dans plusieurs pays.

La sécheresse qui a sévi en Australie, le développement de la demande en Chine et en Inde, notamment, où la consommation de protéines progresse, sans parler de l’utilisation croissante des céréales, surtout le maïs, pour la fabrication d’éthanol, contribuent au renchérissement des denrées alimentaires de base.

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Pour les pays exportateurs de céréales (Etats-Unis, Canada, Australie, Argentine), l’évolution des prix apparaît favorable. Mais même dans ces pays, les consommateurs paient désormais plus cher et s’en ressentent. En Russie, pour freiner cette augmentation des prix, le gouvernement applique désormais des droits à l’exportation sur le blé et sur l’orge et prend même des mesures pour bloquer les prix du pain payés par les consommateurs. En Ukraine, le gouvernement examine la possibilité d’introduire des contingents à l’exportation pour le blé, l’orge et le maïs.

Dans un proche avenir, tout indique que la demande pour les produits de base agricoles ne peut que croître, même dans les pays jusqu’alors exportateurs, qui pourraient à leur tour devenir tributaires des importations. La Banque mondiale estime que la production de céréales devrait progresser de près de 50 % et la production de viande de 85 % entre 2000 et 2030 pour répondre aux besoins d’une consommation qui ne cesse de croître avec l’augmentation de la population.