Le collectif de viticulteurs inter-appellations du Sud-Ouest formé au printemps, qui se définit comme un « contre-pouvoir », a fait part de sa « satisfaction » d’avoir pu réunir des représentants de la filière (interprofession, négociants, courtiers, INAO) à une table ronde organisée le 16 décembre à Castillon-la-Bataille (Gironde). « C’est la première fois qu’on arrive à mettre autour de la table l’ensemble de la filière, c’est une première victoire », a affirmé Daniel Fénelon, un des responsables de ce collectif qui revendique « 1 300 à 1 400 adhérents », en grande majorité des exploitants familiaux du Sud-Ouest. Quelque 150 personnes ont participé à cette réunion où ont notamment été évoqués le rôle des banques ou l’impact financier des aléas climatiques. Au cœur du débat : les prix du vin. « On parlait de millésime du siècle au moment des vendanges, mais il y a aujourd’hui une petite déception sur les premiers prix. Le bordeaux générique se vend moins cher que le bergerac ! », a regretté Daniel Fénelon. « Pour produire un tonneau en AOC, cela coûte 1200 euros. Avec des cours à 700 euros, comment faire ? », s’est-il interrogé, ajoutant : « Les viticulteurs ne veulent pas d’aides, ils veulent s’en sortir avec leur travail ».
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