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Volaille/Stratégie Boscher Volailles : 20 ans d’une stratégie parfaitement raisonnée

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En vingt ans, Boscher Volailles (Mur-de-Bretagne, Côtes d’Armor) a multiplié par dix son volume de viande de poulets à 55 000 t mais par vingt son chiffre d’affaires (120 millions €), avec de la viande entièrement désossée pour l’industrie et la RHD, en France et à l’export (25 % du CA).
Le résultat d’une stratégie résolue et parfaitement raisonnée impulsée au milieu des années 1990 par l’équipe dirigeante de l’époque, puis par l’actionnaire de référence aujourd’hui, le groupe Glon. En vingt ans, Boscher Volailles a totalement transformé son process, passant d’une transformation partielle de différentes espèces de volailles au désossage total de poulets, dans un outil totalement automatisé où l’essentiel des 200 salariés travaillent au contrôle et au parage des animaux et des viandes. Une stratégie déclinée en trois étapes : un, le positionnement de Boscher dans le tout transformé en 1994-1995 pour répondre à des marchés porteurs, ceux d’industriels travaillant pour McDonald. Deux, le lancement en 1998 d’un poulet lourd, le « Princior» (un peu plus de 3 kilos) par le groupement maison de Glon, Gaévol, pour réduire les coûts industriels. Trois : la construction en 2008 d’une usine neuve sur 15 500 m2 pour 30 millions €, et l’abandon de la précédente (toujours en vente). Entre temps, Glon a peaufiné son dispositif stratégique en prenant le contrôle, au tout début des années 2000, de l’abattoir découpe des Volailles de Kéranna (Guiscriff, Morbihan) et en le plaçant sous le contrôle de Boscher Volailles. Avec ces deux sociétés, Glon peut répartir les « Princior » femelles à Kéranna et les « Princior » mâles chez Boscher, dans le but d’une plus grande homogénéité. « Depuis 2008, nous avons encore investi 12 millions € pour améliorer notre process », explique le directeur général, Paul Lopez. Ce mouvement ne devrait pas cesser de sitôt car sur son marché, Boscher Volailles a fort à faire avec des intervenants de moins en moins nombreux mais de plus en plus puissants, qui « disposent d’avantages concurrentiels certains (TVA en élevage, coût de la main-d’œuvre en industrie), comme en Allemagne », souligne le DG.

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