« On ne communique pas », a déclaré à Agra Presse Dominique Langlois, président d’Interbev au sujet de l’évolution du plan de filière bovin allaitant, le 7 décembre. Le mot d’ordre semble avoir été largement diffusé dans la filière. Cette absence de communication est-elle liée à des difficultés d’élaboration du plan ? La question peut se poser à entendre certains retours de participants aux tables rondes. « Ce plan de filière, ce n’est pas une liste au père Noël » pour avoir des subventions, soulignait l’un d’entre eux. « Il va falloir qu’Interbev rentre dans la case du discours de Rungis d’Emmanuel Macron ». Selon lui, certaines mesures « ne répondent en rien au changement de modèle agricole demandé par le président ». Il évoque également des tractations avec le gouvernement entre défiscalisation et obligation de contractualisation. Un autre participant se montre moins négatif, même s’il dénonce « un manque d’ambition notamment dans la gestion et la maîtrise des volumes » mis sur le marché et « l’absence d’une réflexion vraiment générale sur le fonctionnement de la filière ». Il note cependant « des avancées positives notamment sur la restauration hors domicile ou l’étiquetage de l’origine ». Des représentants du Cniel ont assisté à certaines réunions, mais le dialogue n’est pas facile, semble-t-il, entre ces deux filières.
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