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Bovins : les cotations de Châteaubriant sous pression de la part des éleveurs

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Le 2 novembre dans un communiqué de presse, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs de Loire-Atlantique faisaient part de leur intention de « maintenir la pression » sur les cotations de Châteaubriant le lendemain. Une délégation d’éleveurs s’est effectivement présentée le 3 novembre au matin « afin de réexpliquer le désarroi des producteurs », selon Vincent Bigeard, vice-président de la FNSEA 44. « Le but était de trouver un consensus mais pas sur des baisses de prix », reprend-t-il. Si certains marchands de bestiaux n’ont pas vraiment « bien accueilli » les éleveurs, d’autres étaient plus conscients de leur problématique et de son impact sur la filière. La cotation avait démarré une heure avant l’arrivée des producteurs. Les semaines très courtes du fait des jours fériés nécessitent de faire plusieurs cotations en une journée. « Nous sommes arrivés à discuter », a précisé Vincent Bigeard, et les cotations, bloquées par les éleveurs depuis 4 semaines, sont reparties avec une légère hausse (+0,005€/kg) pour les jeunes bovins et les génisses. Vincent Bigeard aborde le sujet de la grande distribution avec une certaine colère : « Si l'on a le temps, la grande distribution va se sentir très mal », lance-t-il après avoir prononcé les mots de « tonne à lisier » et d’« épandeur à fumier ».

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