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Bovins, volailles : Terrena à l’offensive sur les productions animales

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Le groupe coopératif du Grand ouest a annoncé vouloir doubler sa production de jeunes bovins (JB) d’ici cinq ans, tout en continuant son développement en volailles.

Elivia, n°2 français de la viande bovine, aura besoin d’ici cinq ans de 42 000 places d’engraissement de jeunes bovins (JB) supplémentaires, a annoncé le 24 avril sa maison mère Terrena. « C’est l’équivalent de ce qu’on fait aujourd’hui », a ajouté Olivier Chaillou, président de la coopérative du Grand ouest, précisant que ce projet est « basé sur des broutards déjà présents aujourd’hui, mais qui sont exportés pour être engraissés à l’étranger ». Dans le cadre de ce plan lancé en 2024, les producteurs « auront accès à des contrats d’une durée de sept ans, avec une marge garantie », indique un dossier de presse.

En 2023, Elivia – dont Terrena a récemment repris le contrôle – a dégagé « des résultats en deçà de nos espérances, avec un Ebitda proche de zéro », selon Alain Le Floch, d.g. de Terrena. Alors que les prix à la production ont augmenté en raison de la décapitalisation, « la filière n’a pas pu répercuter la hausse des MPI » (matières premières industrielles). Elivia (162 000 bovins collectés en 2023) a lancé cette année un « plan d’action » commercial et industriel pour gagner en efficacité et développer ses débouchés. Une réponse qui « ne sera pas à la hauteur du choc que subissent les industriels de la viande aujourd’hui », a estimé le directeur. Selon lui, la solution « ne viendra pas de la consommation, mais d’un rééquilibrage de la valeur au sein de la filière ».

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Objectif 100 nouveaux bâtiments en œufs

Côté lait, Terrena, qui possède 30 % de Laïta, vise un développement de 30 millions de litres d’ici cinq ans (à 420 Ml) ; sept projets étant déjà « en cours ». La coopérative affiche aussi ses ambitions dans les marchés porteurs des volailles. Dans les œufs en particulier, marché « très dynamique » et porté par la conversion aux modes d’élevage hors cage, Terrena veut faire sortir de terre 100 nouveaux bâtiments (52 en cours). Les volailles de chair ne sont pas en reste, avec une cible de 50 nouveaux bâtiments (20 en cours). En 2023, la branche volailles Galliance (886 M€ de CA) a obtenu de meilleurs résultats qu’attendu, grâce à un impact moindre de l’influenza aviaire, à une « amélioration de sa performance industrielle » et à une « très bonne activité commerciale en poulet standard et en PAI » (produits alimentaires intermédiaires). La branche porcs, quant à elle, affiche l’objectif plus modeste de « soutenir un projet d’installation pour chaque départ ». « Dans un contexte de baisse du marché, le groupement porcs a maintenu ses volumes », d’après un dossier de presse.

Contrats de sept ans avec « marge garantie » pour les JB