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Brainstorming sur l’avenir du bio

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Dans le cadre de la préparation d’un plan d’action pour l’agriculture biologique, la Commission a réuni à Bruxelles toutes les parties prenantes pour une conférence, le 22 janvier.

Un label bio européen en plus des labels nationaux, une meilleure information des consommateurs sur ces produits, des contrôles renforcés et un équilibre accru entre l’offre et la demande en produits biologiques : voilà quelques-unes des pistes possibles pour l’avenir de la filière biologique en Europe, tracées par le commissaire européen à l’Agriculture, Franz Fischler. Le commissaire s’exprimait lors d’une conférence sur l’agriculture biologique, le 22 janvier, dans la perspective de la présentation d’un plan d’action pour ce secteur alimentaire, plan qui devrait être présenté à la fin du mois d’avril.

Son objectif devrait être de soutenir le développement de la croissance des productions biologiques qui doit se poursuivre, aux yeux de la Commission. Mais cela doit aller de pair avec un accroissement de la demande grâce à plus d’investissements dans la promotion et l’innovation pour ces produits, a prévenu le commissaire.

Par ailleurs, la question de l’avenir de la filière biologique pose celle de l’impact des organismes génétiquement modifiés (OGM). Franz Fischler s’est prononcé en faveur d’un seuil de tolérance « le plus bas possible ». La tolérance zéro est « peut-être valable au paradis mais, dans le monde réel, ce n’est pas possible. Malheureusement, nous avons été chassés du paradis », a rappelé le commissaire.

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OGM

Le commissaire en charge de l’Agriculture est intervenu alors que Bruxelles planche depuis des mois sur une proposition de directive visant à établir le niveau de tolérance accidentelle ou techniquement inévitable dans les semences utilisées par les agriculteurs européens.

De plus, le 28 janvier, les commissaires devaient décider de transmettre le dossier de l’autorisation du maïs Bt 11 directement au Conseil. A cette occasion, ils devaient avoir un débat d’orientation sur les OGM, le second depuis l’année 2000. Ce débat fait suite au blocage de la procédure écrite qui aurait dû suffire pour transmettre le dossier au Conseil. Mais rappelons que deux commissaires n’avaient pas signé la procédure. Ces derniers, dont probablement le Michel Barnier, estimaient que, compte tenu de l’enjeu politique des OGM, le collège devait être réuni pour en discuter.