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Grippe aviaire Branle-bas de combat pour l’Asie, l’UE prolonge ses mesures de protection

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La multiplication des foyers de grippe aviaire en Asie, en Chine en particulier, inquiète sérieusement les experts, alors que près d’un milliard de dollars a été demandé par la conférence de Genève pour lutter contre la maladie dans les pays les plus touchés. L’Union européenne a décidé quant à elle de prolonger ses restrictions sur les importations d’oiseaux et tirera fin novembre un premier bilan des mesures supplémentaires de biosécurité prises dans ses élevages.

Les quelque 400 experts réunis pendant trois jours à Genève pour la première conférence mondiale sur la grippe aviaire Voir N°3030 du 14/11/05 se sont mis d’accord le 9 novembre sur un plan d’action coordonné d’un milliard de dollars sur 3 ans pour lutter contre la maladie chez les animaux et se préparer à l’éventuelle pandémie. Une conférence de donateurs, sous l’égide de la Banque mondiale et de l’Union européenne, avec l’appui des Nations unies, aura lieu les 17 et 18 janvier à Pékin pour financer ce plan d’action. Dans les six mois à venir, la priorité de l’action d’urgence ira au contrôle du virus H5N1 dans les élevages de volailles d’Asie du sud-est, et notamment en Indonésie et au Vietnam, où la maladie est devenue endémique.

La conférence a aussi appuyé une demande commune de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour un plan d’urgence de 35 millions de dollars sur six mois : abattages et vaccinations des volailles là où la grippe aviaire est endémique, prévention par la mise à l’écart des oiseaux d’élevage et éducation des paysans.

Mais c’est notamment sur le développement des réseaux de surveillance sanitaire chez l’homme et l’animal, crucial compte tenu de la vitesse de diffusion potentielle du virus et de toute autre maladie émergente, que l’effort portera dans les trois ans à venir.

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La détection passe aussi par la volonté des paysans de déclarer leurs animaux suspects, ce qui est difficile lorsque ceux-ci dépendent de leurs volailles pour leur subsistance, voire leur propre alimentation. Or, au moins 120 pays dans le monde ne disposent pas de système d’indemnisation approprié en cas d’abattage, selon l’OIE.

La Banque mondiale a annoncé qu’elle débloquerait 500 millions de dollars d’ici la fin de l’année et la Banque asiatique de développement devrait mettre à disposition un total de 470 millions de dollars en prêts bonifiés.