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Bière/Résultats Brasseries Kronenbourg retrouve une légère croissance

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Brasseries Kronenbourg fait état d’un chiffre d’affaires en progression pour 2009, sur un marché structurellement en baisse. A 813 millions d’euros, il a crû de 0,5 % par rapport à 2008, après une baisse pendant plusieurs exercices (-3,3 % entre 2007 et 2008 par exemple). Globalement, Thomas Amstutz s’estime satisfait de l’état d’avancement des projets lancés à objectif 2011 après son arrivée à la tête du brasseur d’Obernai en 2007, suite à son acquisition par le Danois Carlsberg.

Les Français se traînent en queue de peloton en ce qui concerne la consommation de bière. Avec 28 l par an et par habitant, ils sont loin, très loin derrière les Tchèques, qui consomment 160 l par an et par habitant. Dans ce « petit » marché, à pondérer toutefois par l’importance de la population, qui plus est en baisse structurelle de 1 % par depuis 20 ans et contraint par des réglementations croissantes, Thomas Amstutz, le patron de Brasseries Kronenbourg, voit toutefois des motifs d’espoir.

Position de leader
Ne serait-ce que parce que sa position de leader sur le marché lui procure un certain avantage. Les marques du groupe représentent à elles seules plus de 53 % des parts de marché en volume dans la GMS, dont 22,4 % pour la seule marque Kronenbourg, suivie par Heineken à 15,7 %. Sans surprise en 2009, la consommation en CHR a reculé, de 2,7 % en volume. Globalement, Brasseries Kronenbourg représente 40 % des volumes brassés en France et une bière consommée sur trois. A 813 millions d’euros, le chiffre d’affaires de Brasseries Kronenbourg a crû de 0,5 % par rapport à 2008, après une baisse pendant plusieurs exercices. Aucun autre chiffre n’a été communiqué.

Restructurations et repositionnement
Cette performance s’inscrit dans une restructuration de la production. 25 % des effectifs ont été supprimés et les volumes brassés en 2009, à 6,1 millions d’hectolitres, ont baissé de 6,3 %. Une baisse qui s’explique par la tendance structurelle du marché mais aussi par la réorganisation de la distribution en 2009.
Pour stabiliser ses positions Brasseries Kronenbourg a travaillé sur le positionnement de ses marques. 1664, la plus vendue à l’étranger, doit ainsi incarner « le goût à la française ». Kronenbourg a été recentrée sur le savoir faire des brasseurs, comme en témoigne l’esprit du point d’animation éphémère de la rue de Rivoli pour le lancement de la nouvelle gamme Sélection des Brasseurs.

Affiner l’approche locale
En termes de force de vente et de distribution, Thomas Amstutz se félicite de ce que Brasseries Kronenbourg soit reconnu comme l’un des meilleurs partenaires de la GMS. La cession d’Elidis (qui détenait 57 entrepôts) a permis aux Brasseries Kronenbourg de se recentrer sur leur cœur de métier. Elles entendent travailler en partenariat avec certains des repreneurs d’entrepôt pour affiner leur relation avec les cafetiers, la consommation de bière étant fortement régionalisée. Un travail doit également être mené avec la GMS pour optimiser les linéaires. Les deux sites alsaciens, production à Obernai et R&D à Strasbourg, sont promis, d’après Thomas Amstutz, à un avenir stratégique au sein du groupe Carlsberg, avec des compétences mondiales. Leur patron croit en tout cas à l’avenir de la bière, produit local et naturel.

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