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Sélection variétale BreedWheat a choisi ses armes pour relancer les rendements du blé

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La première réunion d’étape, un an après le lancement du projet de recherche BreedWHeat sur l’amélioration génétique du blé, a eu lieu les 17, 18, et 19 septembre 2012 sur le site d’Arvalis de Boigneville (91). L’occasion pour les 80 participants du projet, et des membres du comité scientifique international, de faire le point sur la mise en place de leurs recherches. Les choses avancent, avec des choix arbitrés concernant la mise en place des essais, la variabilité génétique étudiée et les outils qui seront conçus ou utilisés.

«On est dans les temps, même un peu en avance », s’enthousiasme Grégoire Berthe, directeur général du pôle de compétitivité Céréales Vallée et responsable de la communication sur le projet BreedWheat. Ce programme de recherche, d’une durée de neuf ans (2011-2020), vise à étudier le génome du blé dans le but d’obtenir des variétés « produisant plus avec moins ». Une première réunion annuelle, en septembre, a permis aux nombreuses parties prenantes de ce programme de présenter leurs premières avancées.

Trouver de nouveaux gènes de résistance

La mise en place des protocoles d’essais, ainsi que les grandes orientations de l’amélioration génétique recherchée par le programme, ont été définies par les groupes de travail du programme. Ce sont ainsi 5 500 marqueurs de gènes d’intérêt pour l’amélioration du blé qui vont être progressivement délivrés par le groupe de travail « génotypage » afin qu’ils soient analysés. La création et l’utilisation d’outils de séquençage « haut débit » des gènes du blé fait aussi partie des enjeux à relever pour ce premier groupe. Le groupe « phénotypage », visant à caractériser l’expression des gènes d’intérêt, disposera, lui, de 48 000 parcelles d’essais dans 15 lieux différents. L’objectif de ce « work package » est de modéliser le développement des plantes croisées, mais aussi de développer et d’utiliser des outils de « phénotypage » haut débit. Les améliorations génétiques du blé visées par ce groupe concernent l’augmentation des rendements et des taux de protéines du blé, ainsi que sa résistance aux maladies fongiques ou aux températures élevées et à la sécheresse.

Appliquer les recherches à de nouvelles variétés

Un groupe travaillant sur les ressources génétiques de 5 000 variétés de blé afin de créer un matériel prêt à être croisé est aussi en action. Son but, créer deux éventails de lignée de blé adaptée aux stress abiotiques, liés au climat ou à l’environnement, et aux stress biotiques, comme les maladies. Ainsi, une collection de ressources génétiques « élites » sera rendue disponible pour les sélectionneurs afin d’améliorer la résistance aux stress des nouvelles variétés. Par ailleurs, un groupe de travail devrait étudier les impacts socio-économiques des nouvelles méthodes de sélection variétale à l’échelle des exploitations agricoles. Enfin, une équipe est dédiée au traitement des 33 millions de données issues de ces recherches, et une autre à leur dissémination à l’ensemble des participants du programme. La finalité de ce projet étant de rendre sa compétitivité au blé dans les assolements des agriculteurs par l’obtention de nouvelles variétés plus tolérantes aux stress et moins gourmandes en intrants. En effet, là où les rendements du maïs continuent à progresser, ceux du blé ont tendance à stagner depuis une dizaine d’années.

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