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L’éthanol risque de faire les frais d’un recul prévisible de la production de canne au Brésil en 2011 (campagne 2011/12), le pays ayant de bonnes raisons de consacrer une plus grande proportion de sa canne à la fabrication du sucre.
Les champs de canne brésiliens n’ont pas été renouvelés ces dernières années comme ils auraient dû l’être, indique-t-on dans les milieux sucriers, et notamment chez des experts comme l’analyste international Licht. En effet le renouvellement du « parc » de canne a marqué le pas au moment de la crise économique, les financements ayant manqué.
Le vieillissement de la canne devrait conduire à une diminution de la production de canne, mais pas de sucre, car les sucreries-distilleries du pays ont intérêt à privilégier la production de sucre, étant donné que les cours mondiaux du sucre sont élevés.
Le Brésil, qui consacre pour l’instant 55% de sa canne à l’éthanol et 45% au sucre, tend à équilibrer son ratio en faveur du sucre. Les investissements des industriels vont en tout cas dans ce sens, indique-t-on chez Sucres et Denrées.
Dès lors, si avec moins de canne le Brésil veut produire au moins autant de sucre, c’est l’éthanol qui en fera les frais. Une situation qui devrait contribuer à atténuer le dynamisme des exportations brésiliennes d’éthanol, en Europe notamment.
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