Abonné

Saumon fumé/Taxation Bretagne Saumon évalue l’impact de l’éco-taxe « gasoil »

- - 2 min

Votée le 6 décembre à l’Assemblée nationale, la taxe de 2,6 % sur la vente de poissons dans les ports fait débat. Alors que l’Union du mareyage français demande son retrait, Bretage Saumon estime que cette taxe lui coûtera 300 000 euros en plus.

Les premiers acheteurs de poissons français et d’importation, mareyeurs et transformateurs industriels réclament le retrait de l’éco-taxe de 2,6 %, votée par l’Assemblée nationale le 6 décembre, qu’ils devront supporter à partir du 1 er janvier prochain pour compenser le prix d’achat du gasoil des pêcheurs français.

Leurs représentants se trouvaient en réunion à la direction des pêches, le 11 décembre, pour obtenir au moins un amendement au texte lorsqu’il passera en seconde lecture devant le Sénat. Ce texte, « c’est une catastrophe », a déclaré Pierre Commère, secrétaire général de la branche poissons et escargots de la Fiac (Fédération des industries d’aliments conservés).

Dans l’univers du saumon fumé, la société Bretagne Saumon, par exemple, a déjà fait ses comptes prévisionnels. « Sur un an, cette taxe de 2,6 % représentera pour l’entreprise 300 000 euros à débourser en plus alors que la société n’a réalisé que 100 000 euros de bénéfices l’an passé, et encore avant impôt », déplore Hervé Delpierre, président.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

assemblée nationale
Suivi
Suivre

Avec 2500 tonnes de poisson acheté pour l’essentiel hors de France et transformé en 1200 tonnes de poissons fumés, Bretagne Saumon, numéro 6 des producteurs français, a réalisé l’an passé 22 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 130 salariés équivalent temps plein. Sur le segment qu’il affectionne, les MDD (70 % de son CA), sa marge de négociation des prix à la hausse est infime, concède-t-il.

Négocier à la baisse le prix d’achat de ses matières premières ? Le marché est dé-sormais mondial, ajoute Hervé Delpierre, et les producteurs n’accepteront pas de baisser leur prix de vente uniquement pour permettre aux pêcheurs français de payer leur gasoil moins cher. « Il serait plus simple d’appliquer cette taxe sur les consommateurs », plaide M. Delpierre.