Bretagne Saumon, racheté en 2012 par le groupe Guyader, compte poursuive son développement dans la truite fumée, qui représente aujourd'hui 50 % de son activité. Il est prévu d'investir 400 000 euros dans l'amélioration de l'outil de production.
LES difficultés de la filière saumon n'affectent pas trop Bretagne Saumon. Il est vrai que l'entreprise, créée en 1988 et rachetée en 2012 par Guyader, avait déjà pris les devants en accentuant progressivement sa production vers la truite fumée. « C'est un axe de développement choisi par Bretagne Saumon, avec une réorientation de la production vers le label rouge et le bio, que nous avions identifié quand Guyader a racheté en 2012 », rappelle Antoine Gorioux, le directeur général de Guyager et patron de Bretagne Saumon. Et ce dernier de reconnaître que la crise du saumon a en quelque sorte « servi leur politique sur la truite, qui représente aujourd'hui 50 % de leur activité » et que l'entreprise « va accentuer son développement dans cette voie ». Toute la stratégie de Bretagne Saumon repose sur l'approvisionnement local. « Nous avons des délais d'approvisionnement très courts dans la truite par rapport à du saumon d'Alaska ou d'Irlande », explique encore Antoine Gorioux. Elevée dans le Finistère, la truite est transformée par Bretagne Truite et ensuite fumée sur le site de Châteauneuf-du-Faou. « On peut garantir la qualité gustative et nutritionnelle à nos clients ». Dans cette même démarche d'encrage local, Guyager (plus de 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013) a lancé en 2013, une gamme de poissons fumés (lien, merlu et sardines) en partenariat avec l'organisation professionnelle Pêcheurs de Bretagne, qui regroupent 800 bateaux et 3 000 marins. Une gamme lancée à sa marque en 2013 dans le Grand ouest avec à terme la volonté d'un développement national « qu'il faut installer et enrichir avec d'autres poissons », souligne Antoine Gorioux.
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Dans un contexte tendu, Bretagne Saumon s'est attaché à maintenir l'emploi et a même recruté une douzaine de personnes en CDI depuis le début de l'année. A fin 2013, l'effectif moyen du site de Châteauneuf-du-Faou était de 150 personnes dont 113 CDI. Guyader a régulièrement investi dans Bretagne Saumon depuis le rachat et continue de la f aire. « Il est prévu plus de 400 000 euros d'investissements cette année, soit en une année ce qu'on avait fait entre 2012 et 2013 (450 000 euros NDLR). Notre capacité de production, suffisante actuellement reste la même, mais nous investissons sur du matériel de tranchage et de conditionnement. Même si nous sommes un gros artisan, nous n'oublions pas la performance. Nous devons accompagner l'améliora-tion de nos produits », indique encore le responsable qui table cette année sur « une croissance à deux chiffres de notre activité poisson fumée en partie porté par l'évolution dans la truite ». En 2013, Bretagne Saumon a réalisé un chiffre d'affaires de 28,2 millions d'euros.