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Régions Bretagne : une ferme bio dans un village sur deux

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L’année 2008 a été une année forte pour l’agriculture biologique en Bretagne, avec une reprise des conversions. Mais beaucoup reste à faire pour atteindre les objectifs du plan Barnier. D’autant qu’un nombre important d’agrobiologistes approchent de l’âge de la retraite.

En 2008, les résultats de l’observatoire régional de la production biologique en Bretagne, tenu par le réseau des Groupements d’agriculteurs biologiques (GAB) et la Fédération régionale d’agriculture biologique (FRAB) de Bretagne, montrent une progression du nombre d’exploitations agricoles bio qui ne s’était pas vue depuis les années 1998 à 2000 (années des CTE). Le seuil des 1000 producteurs bio est franchi et la moitié des communes bretonnes compte au moins une ferme bio. Mais il faudra cependant multiplier les surfaces par dix pour atteindre 20% de surfaces bio en 2020, note l’observatoire. Plusieurs facteurs ont joué en faveur de la bio. Le plan Barnier a réhabilité l’agriculture biologique, par son discours et par les moyens financiers (20 millions d’euros sur l’ensemble de la France). Les marchés sont attractifs et la demande en croissance constante pour toutes les productions. La valorisation ainsi que la maîtrise des débouchés reviennent aux producteurs. Résultats : une cinquantaine de fermes conventionnelles se sont engagées dans la bio en 2008, en lait, viande et légumes.
Trouver des repreneurs pour 132 fermes bio
En 2008, la Bretagne comptait 1050 fermes bio et en conversion contre 948 en 2007 ; 1915 emplois (équivalent UTH) contre 1599 UTH en 2007 ; 120 nouveaux producteurs et 9 reprises (27 arrêts) ainsi que 132 fermes à transmettre dans les 5 ans. La moitié des nouvelles fermes certifiées bio en 2008 produisaient des légumes ou du lait. Les surfaces cultivées en bio étaient de 35 020 ha dont 2590 ha en conversion, contre 33610 ha en bio et conversion en 2007 (+ 4,5%).
Dans les trois prochaines années, deux missions attendent l’ensemble des opérateurs de la bio : accompagner les conversions et assurer la transmission des fermes dont les exploitants sont proches de la retraite, améliorer l’accès au foncier des porteurs de projet, créer de nouvelles filières de valorisation et consolider les circuits de commercialisation existants, estime l’Observatoire.

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