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Expérimentation Bretagne : une nurserie porcine à haute performance énergétique

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Comme dans les maisons d’habitation basse consommation, d’importantes économies d’énergie sont possibles... en production porcine. C’est ce qu’a montré EDF, le 21 juillet à Plaintel (Côtes d’Armor) dans la première nurserie à haute performance énergétique de Bretagne installée dans un élevage naisseur engraisseur de 500 truies.

Au terme d’une année de fonctionnement, ce bâtiment a vu passer 10 lots de 400 porcelets sevrés à 21 jours jusqu’à leur transfert à 50 jours dans le bâtiment de post-sevrage classique. Résultat : « Une consommation électrique réduite à 0,33 kW par porcelet contre 10 kW dans un bâtiment classique », explique Catherine Riou, en charge des économies d’énergie agricoles pour EDF Bretagne. C’est un site de production adapté à la physiologie de jeunes animaux qui réclament des températures de 28-30 ° les premiers jours. Habituellement, les porcelets sevrés (5-6 kilos) entrent dans de grandes salles d’où ils ne sortiront qu’à 80 jours environ (30 kilos), avant d’intégrer les salles d’engraissement proprement dites. Ici, les salles sont à la dimension des porcelets : 0,18 m2 par tête contre 0,30 m2 dans un bâtiment traditionnel. Bénéficiant d’une excellente isolation – 20 cm de laine de verre sous la toiture, 10 sur les parois et sous le bâtiment –, la chaleur corporelle des animaux suffit. La nurserie n’est donc chauffée que lorsque les températures sont négatives. Elle n’a pas plus besoin de ventilation, les émissions d’ammoniaque étant fortement réduites. « Les effluents qui tombent sous le bâtiment sont dilués dans de l’eau chassée en permanence », explique Jean-Michel Le Corre, inventeur du bâtiment (société ABS).
La nurserie a été imaginée au départ pour réduire l’usage de produits vétérinaires -air entrant filtré et bâtiment en surpression. L’éleveur s’est vite rendu compte qu’elle présentait aussi un ntérêt énergétique. « La nurserie accueille le tiers de ma production et me permet une économie d’électricité de 50 centimes par porc, soit 2000€ par an », explique, ravi, l’éleveur Jacques Boishardy. Il prévoit d’investir dans deux autres nurseries d’ici à deux ans pour couvrir tous ses besoins, soit 80 000€ le bâtiment de 400 places (200€ la place).

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