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Brexit : « Des conséquences inévitables », selon Michel Barnier

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« La réalité, qui est devenue claire pour tous, est que le Brexit signifie recréer des barrières commerciales qui n’existaient pas depuis quarante-sept ans », a indiqué lors d’un discours le 31 mars, l’ancien négociateur en chef pour l’UE, Michel Barnier, à l’issue de sa dernière journée de service à la Commission européenne. Et d’ajouter que « pour de nombreuses personnes, les conséquences réelles du référendum commencent seulement à se faire sentir. C’était inévitable ». Un constat que vient confirmer une nouvelle enquête menée par la Fédération britannique des petites entreprises (FSB) auprès de 1 400 d’entre elles, qui indique que près d’un exportateur sur cinq a déjà temporairement interrompu ses ventes à des clients basés au sein de l’UE. Et 4 % supplémentaires ont déjà décidé d’arrêter définitivement leurs ventes après l’entrée en vigueur de l’accord commercial UE/Royaume-Uni. L’enquête révèle également que 70 % des importateurs et/ou exportateurs, touchés par les nouvelles formalités administratives, ont subi des retards d’expédition vers l’UE au cours des dernières semaines, 32 % ont perdu des marchandises en transit, et 34 % ont vu leurs marchandises retenues aux postes frontières de l’UE.

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Selon Mike Cherry, président national de la FSB, « nos exportateurs font généralement partie de nos petites entreprises les plus innovantes et les plus rentables, il est donc troublant de les voir supporter le poids des changements. Le fonds d’aide aux PME pour le Brexit constitue ainsi une intervention indispensable ». Et il assure que « si rien n’est fait pour alléger la charge administrative pesant sur ceux qui font des affaires à l’étranger et pour améliorer l’accès aux marchés hors de l’UE, cela pèsera lourdement sur nos efforts pour nous remettre de cette récession ». Pour faire face à cette crise, la FSB appelle Londres à la fois à augmenter le seuil à partir duquel les droits de douane et les taxes à l’importation et à l’exportation s’appliquent, et à conclure de nouveaux accords de libre-échange (ALE) ambitieux, y compris avec les États-Unis.