Le président de la Commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, a présenté dans son discours annuel sur l’état de l’Union les projets de l’exécutif pour une relance, à la veille d’un sommet des Vingt-sept sur l’après-Brexit.
L’UE « n’est pas menacée dans son existence » par la décision des Britanniques de la quitter, a affirmé Jean-Claude Juncker dans son discours annuel sur l’état de l’Union devant le Parlement européen, le 14 septembre à Strasbourg. Toutefois, « on serait heureux que la demande de sortie nous parvienne rapidement pour mettre un terme aux rumeurs et incertitudes », a rappelé le président de la Commission de Bruxelles, ajoutant que « le marché intérieur et la libre circulation ne peuvent pas être à la carte, il faut que ce soit clair ».
L’avenir après le Brexit était à l’ordre du jour d’une réunion des chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept le 16 septembre à Bratislava. Un autre sommet informel de ce type devrait se tenir au début de 2017 à Malte, État membre qui assurera alors la présidence du Conseil de l’UE.
« Arrêter de dire le succès est national et l’échec européen »
La Commission a saisi l’occasion du discours de son président pour annoncer ses initiatives de relance de l’Union, et présenter son projet de réexamen à mi-parcours du cadre financier 2014-2020 de l’UE qui inclut une proposition de réglementation visant entre autres à apporter quelques nouvelles simplifications à la Pac (1).
Sur le plan économique, Jean-Claude Juncker a notamment proposé de doubler la capacité du plan d’investissement qui porte son nom, lancé en 2014 pour stimuler la croissance. Nouvel objectif : 630 milliards d’euros dès 2022.
Mais le chef de l’exécutif européen a aussi estimé, sur le plan politique, qu’il faut « en finir avec la rengaine selon laquelle le succès est national et l’échec européen ». « On ne peut pas passer son temps à dire qu’on n’était pas là quand des décisions sont prises », a-t-il insisté. Et « ceux qui pensent que je suis un sourd-muet bien payé se trompent énormément », a-t-il tenu à ajouter.
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Bruxelles se prépare à la négociation avec Londres
La Commission européenne a par ailleurs annoncé le 14 septembre la nomination de l’Allemande Sabine Weyand, actuellement directrice générale adjointe de ses services chargés du commerce, à la fonction de négociateur adjoint au sein d’un groupe de travail de travail créé pour négocier le retrait britannique de l’UE et dirigé par le Français Michel Barnier (2).
Au Parlement européen, la conférence des présidents a nommé le 8 septembre l’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt représentant pour les pourparlers sur le Brexit.
Au Conseil de l’UE, c’est un autre Belge, Didier Seeuws, qui a été chargé de ce dossier.
(1) Voir même numéro
(2) Voir n° 3557 du 01/08/18