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Brexit : feu vert du Parlement britannique au projet d’accord de retrait

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Le nouveau Parlement britannique issu des élections législatives du 12 décembre a approuvé à une large majorité (par 358 voix contre 234), le 20 décembre, le projet d’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE. Ce texte permettra aux législateurs de ratifier début janvier le Brexit en vue d’une sortie de l’UE le 31 janvier. Le Premier ministre Boris Johnson s’est, dans la foulée, félicité de ce vote qui constitue un « pas de plus » vers la réalisation du Brexit. Le projet de texte reprend les termes de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles le 17 octobre (1) et prévoit également une interdiction de prolonger la période de transition, qui doit s’achever le 31 décembre 2020. Le Parlement européen, pour sa part, devrait voter le projet d’accord fin janvier une fois ces procédures finalisées.

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Dans une tribune publiée sur le site internet Project Syndicate, le négociateur en chef de la Commission européenne pour le Brexit Michel Barnier prévient que les deux parties n’auront que onze mois pour s’entendre après le départ de la Grande-Bretagne de l’UE. Dans ce laps de temps, il se fixe trois objectifs pour parvenir à un accord sur sa future relation avec le Royaume-Uni. Sur les questions internationales, « l’Union européenne continuera de s’engager de manière positive avec le Royaume-Uni, tant au niveau bilatéral que dans des forums mondiaux tels que les Nations unies, l’Organisation mondiale du commerce et le G20 », indique-t-il. La sécurité sera plus problématique, car « le même degré de coopération pour le partage des données n’est tout simplement pas possible avec un pays tiers qui se trouve en dehors de l’espace Schengen », avertit-il. Enfin, un accord commercial simple pourra être conclu qui devra « très probablement être élargi dans les années à venir » à d’autres secteurs. « Tout accord de libre-échange doit prévoir des règles équitables en matière de normes, d’aides d’État et de questions fiscales », prévient Michel Barnier. Boris Johnson a pourtant déjà déclaré que, selon lui, un accord commercial « ambitieux » serait conclu « sans alignement sur les règles de l’UE, mais plutôt avec un contrôle de nos propres lois et des relations étroites et amicales ».

(1) Voir n° 373 du 21/10/2020