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Brexit : la viande des Malouines pâtit de l’incertitude

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L’incertitude entourant le Brexit a pour conséquence cette année un ralentissement des exportations de viande et une baisse des prix, ont déploré les dirigeants de la Falkland Islands Meat Company (FIMCO) lors de la Rural Business Association’s Farmers’Week qui s’est tenue au début du mois à Port Stanley, capitale des îles Malouines. Les acheteurs européens n’ont pas voulu s’engager, ne sachant pas s’ils devaient acquitter ou pas des droits de douane, a expliqué l’entreprise, selon le journal local Penguin News, aux éleveurs — d’ovins essentiellement — de cet archipel de l’Atlantique Sud, territoire britannique d’outre-mer (12 000 km2, 3 000 habitants) revendiqué par l’Argentine et enjeu d’un affrontement militaire en 1982.

À cette chute des prix, de 25 % par rapport à 2018, s’ajoute la saturation des installations de stockage de la viande, qui ont fonctionné à 120 % de leurs capacités à certains moments au cours de la saison, a ajouté la FIMCO. Et, selon elle, la situation pourrait s’aggraver en 2020 en cas de « no deal » au 31 octobre prochain.

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Budget européen 2019 et éventuel sortie sans accord

Le Conseil de l’UE a formellement adopté le 9 juillet des mesures d’urgence concernant l’exécution et le financement du budget communautaire pour 2019 en cas de Brexit sans accord. L’objectif de ces mesures est d’atténuer l’impact d’un tel scénario sur le financement dans un grand nombre de domaines, tels que la recherche et l’agriculture. Elles permettront à l’Union de continuer à effectuer des paiements aux bénéficiaires du Royaume-Uni pour les contrats signés et les décisions prises avant la date du retrait, aussi longtemps que Londres continue de verser sa contribution fixée dans le budget de l’UE pour 2019.