En quittant l’Union européenne, l’industrie agroalimentaire britannique s’attend à une compétition internationale plus forte, notamment de la part de fournisseurs low cost et haut de gamme en provenance d’Asie de l’Est. Une étude du consultant RSM révèle que les IAA britanniques ne sont pas assez armées en matière d’innovation technologique pour y faire face. Seulement 11 % d’entre elles assurent avoir investi suffisamment dans leur outil pour soutenir leur croissance. Ainsi, RSM remarque que sans un véritable effort d’investissement en innovation, en nouvelles technologies et en efficacité opérationnelle, les industries agroalimentaires vont voir un fossé se creuser entre elles et les industries internationales. Bien conscientes de cet enjeu, 53 % des industries britanniques interrogées assurent qu’elles souhaitent gagner en compétitivité dans les cinq ans à venir.
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Dans le même temps, la proposition de Theresa May d’assurer la sauvegarde des 117 000 emplois de résidents européens non Britanniques travaillant dans l’industrie agroalimentaire a fortement rassuré la Food & Drink Industry. En effet, ces travailleurs étrangers, qui vivaient dans la crainte depuis le vote du Brexit il y a un an, participent au succès d’une filière qui pèse 110 Mrd £ (124,65 Mrd €) de chiffre d’affaires de la fourche à la fourchette. En Grande-Bretagne, ils sont 400 000 à travailler dans cette filière comptant plus de 6 800 entreprises et réalisant plus de 20 Mrd £ (22,66 Mrd €) d’exportations.