Le Parlement européen a adopté le 5 avril, par 516 voix contre 133 et 50 abstentions, une résolution fixant ses lignes rouges en vue de la négociation avec Londres sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Cinq jours auparavant, le président du Conseil européen, Donald Tusk, présentait, à Malte, les lignes directrices pour ces pourparlers qui doivent être adoptées lors d’un sommet des Vingt-sept le 29 avril. « Commencer à discuter en parallèle » du divorce avec l’Union et de la future relation commerciale « ne se produira pas », a-t-il notamment souligné, alors que le gouvernement britannique souhaite mener de front les deux volets de la négociation (1). Son projet de texte admet seulement que des pourparlers « préliminaires et préparatoires » pourraient être engagés sur la future relation à partir du moment où des « progrès suffisants » ont été engrangés sur les modalités de la séparation.
Dans sa résolution, le Parlement européen, qui devra donner son consentement formel à l’issue du processus de négociation, va dans le même sens. Selon lui, des pourparlers sur des dispositifs transitoires ne pourront commencer qu’une fois que des « progrès tangibles » auront été réalisés dans ceux sur la sortie de l’UE.
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« La première phase des négociations doit être exclusivement consacrée à se mettre d’accord sur les principes d’un retrait ordonné », tandis que « la seconde sera consacrée à déterminer les contours de nos futures relations et à discuter des arrangements transitoires nécessaires », a résumé, devant les eurodéputés, le négociateur en chef de la Commission européenne, Michel Barnier.
(1) Voir n° 3589 du 03/04/17