Alors que le Royaume-Uni n’a pas encore déclenché le processus officiel des pourparlers pour son retrait de l’UE, le secrétaire d’État britannique chargé du dossier, David Davis, a rencontré le 21 novembre à Bruxelles le négociateur en chef de la Commission européenne, Michel Barnier, et celui du Parlement européen, Guy Verhofstadt (Belgique, groupe libéral). Ce dernier a insisté sur le fait que les discussions avec Londres devront se clôturer avant les élections européennes de mai 2019, en laissant auparavant plusieurs mois aux eurodéputés pour donner leur aval à l’accord définitif sur le Brexit.
De son côté, le chef de file du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen, Manfred Weber (Allemagne), qui s’est également entretenu avec David Davis, a réaffirmé que, « pour nous, c’est clair : les quatre libertés fondamentales ne sont pas négociables » (libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
À ce sujet, le ministre italien du développement économique, Carlo Calenda, a rapporté à l’agence Bloomberg l’échange de propos qu’il a eus récemment avec le secrétaire d’État aux affaires étrangères du gouvernement de Theresa May, Boris Johnson, avocat très médiatisé du Brexit. « En résumé, il a dit : Je ne veux pas de la libre circulation des personnes mais je veux le marché unique. J’ait dit : Pas question. Il a dit : Vous vendrez moins de prosecco. J’ait dit : OK, vous vendrez moins de fish and chips, mais moi je vendrai moins de prosecco à un pays, et vous vendrez moins à 27 pays ». « Mettre les choses à ce niveau est quelque peu insultant », a estimé le ministre italien.