Après le Brexit, prévu en mars 2019, Londres prendra en charge pendant « environ cinq ans » le versement des subventions aux agriculteurs actuellement payées par l’UE, jusqu’à la mise en place d’un nouveau système national, a assuré le 4 janvier Michael Gove, le secrétaire d’État britannique à l’environnement, à l’alimentation et aux affaires rurales. Et ce dans le but, a-t-il dit, de « laisser le temps aux agriculteurs de changer de modèle économique, de les aider à faire les investissements nécessaires et de préparer l’avenir ».
Michael Gove a précisé que le futur système, actuellement échafaudé par son ministère, prendra mieux en compte les efforts pour préserver l’environnement, la biodiversité ou la qualité de l’eau. « Nous allons concevoir un nouveau programme, accessible à la quasi-totalité des exploitants et des propriétaires terriens qui souhaitent améliorer leur milieu naturel, fournir de nouveaux habitats à la faune ou préserver la flore sauvage », a-t-il affirmé, indiquant également que l’usage de technologies innovantes ou l’ouverture des fermes au public pourraient figurer parmi les critères de calcul des futures subventions.
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Les agriculteurs britanniques reçoivent chaque année près de 3 milliards de livres (3,34 milliards d’euros) au titre de la Pac, selon les chiffres du syndicat NFU. Le secrétaire d’État britannique a critiqué cette politique, jugeant que son fonctionnement est « injuste, inefficace » et « conduit à des effets pervers ».