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Brexit : l’UE prête à négocier une période de transition avec Londres

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Les Vingt-sept ont confié le 29 janvier à la Commission de Bruxelles un mandat pour négocier avec Londres une période transitoire pouvant aller jusqu’au 31 décembre 2020 au plus tard après le Brexit prévu le 30 mars 2019. Le Royaume-Uni continuerait à participer à l’union douanière et au marché unique pendant cette période, il resterait lié par les obligations découlant des accords de l’UE avec les pays tiers, et l’acquis communautaire dans son intégralité lui serait applicable sans qu’il participe ni aux institutions ni au processus de décision de l’Union.

L’UE et Londres sont déjà d’accord sur le principe de maintenir la contribution britannique au budget de l’UE jusqu’à fin 2020, échéance de l’actuel cadre financier pluriannuel de l’UE.

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Le 30 janvier, le gouvernement britannique s’efforçait de minimiser la portée d’un rapport interne, révélé par le site Buzzfeed News, selon lequel la situation économique du Royaume-Uni se détériorerait quel que soit l’accord conclu sur sa sortie de l’UE. Cette étude, réalisée en janvier 2018, examine trois des scénarios de Brexit les plus plausibles. Elle estime que si le pays restait dans le marché unique européen, sa croissance serait au cours des quinze prochaines années inférieure de 2 % à ce qu’elle est actuellement. Dans le cas d’un accord global de libre-échange avec l’UE, la croissance britannique sur cette période serait inférieure de 5 %. Et elle serait réduite de 8 % sur la même période si Londres et Bruxelles aboutissaient à une situation sans accord et s’en tenaient aux règles de l’OMC.