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Brexit : Michel Barnier met en garde contre « une sortie sans accord par accident »

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« On peut aboutir dans une quinzaine de jours à une sortie sans accord par accident », a averti Michel Barnier, alors que le gouvernement britannique comptait présenter le 29 mars, pour la troisième fois, l’accord de novembre sur le Brexit à la Chambre des communes qui l’a déjà massivement rejeté en janvier et mi-mars. La première ministre Theresa May avait mis sa démission dans la balance pour convaincre les députés, notamment ceux de son Parti conservateur, d’adopter cet accord, assurant qu’elle quitterait le pouvoir s’ils le votaient.
« Pour ne pas sortir sans un accord, il faut soit arrêter le Brexit, soit voter un accord », a martelé le 27 mars le négociateur en chef de l’UE, et ancien ministre de l’agriculture, qui s’exprimait à Nancy devant le congrès de la FNSEA, syndicat agricole majoritaire français.
« Si on n’est pas ensemble, nous Européens, on est foutu, définitivement sous-traitants et sous influence des Chinois, des Américains qui sont déjà là, autour de la table » (1), a également déclaré Michel Barnier, après avoir accusé le leader pro-Brexit britannique Nigel Farage de vouloir « détruire l’UE de l’intérieur ».

29 mars, 12 avril, 22 mai

Le 28 mars, la Commission européenne rappelait encore les deux choix donnés le 21 mars par les dirigeants des Vingt-sept à la première ministre britannique : soit l’accord sur le Brexit est adopté, et la date du retrait, initialement prévu le 29 mars, sera repoussée jusqu’au 22 mai ; soit il est rejeté, et Londres aura jusqu’au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report, qui impliquerait la tenue d’élections européennes dans le pays fin mai ; à défaut, le Royaume-Uni quitterait l’UE de manière brutale, sans aucun accord (2).
Le 27 mars, la Chambre des communes avait voté contre toutes les options sur la sortie de l’UE proposées par les députés eux-mêmes.

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(1) Voir même numéro

(2) Voir n° 3685 du 25/03/19