Les Vingt-sept doivent approuver le 17 avril des « recommandations » pour permettre l’ouverture de négociations avec Londres sur l’après Brexit, sur un accord de libre-échange notamment. Mais des frictions commerciales seront, selon eux, « inévitables »
Les ministres des Vingt-sept chargés des affaires européennes doivent approuver le 17 avril à Luxembourg des « recommandations » permettant au négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, d’entamer avec Londres des discussions sur l’après Brexit, en particulier sur les futures relations commerciales, parallèlement à la poursuite de celles sur les conditions de la séparation. Dans ce but, leurs chefs d’État et de gouvernement ont adopté le 23 mars à Bruxelles des « lignes directrices » prévoyant notamment le lancement des travaux sur la conclusion d’un accord de libre-échange.
« Sous réserve de garanties suffisantes »
Dans les conclusions de sa réunion du 23 mars, le Conseil européen des Vingt-sept déclare « devoir tenir compte des positions exprimées à plusieurs reprises par le Royaume-Uni, qui limitent l’ampleur » d’un partenariat futur, car « le fait d’être en dehors de l’union douanière et du marché unique conduira inévitablement à des frictions en matière commerciale ». Il est « prêt à entamer des travaux en vue d’un accord de libre-échange équilibré, ambitieux et de portée large, sous réserve de garanties suffisantes quant à des conditions équitables ».
Cet accord « sera mis au point et conclu lorsque le Royaume-Uni aura cessé d’être un État membre », soulignent les dirigeants des Vingt-sept. Il devrait notamment porter, selon eux, sur les points suivants : le commerce des marchandises, « l’objectif étant de couvrir tous les secteurs et de faire en sorte que l’absence de droits de douane et de restrictions quantitatives soit maintenue, tout en prévoyant des règles d’origine appropriées » ; « une coopération douanière appropriée » préservant « l’intégrité de l’union douanière de l’UE » ; « des disciplines sur les obstacles techniques au commerce et des mesures sanitaires et phytosanitaires » ; « un cadre de coopération volontaire en matière de réglementation ».
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(1) Voir n° 3637 du 26/03/18
Les cinq principaux partenaires commerciaux du Royaume-Uni
En 2017, les importations de marchandises du Royaume-Uni provenaient à concurrence de 14 % de l’Allemagne, 9 % des États-Unis, 9 % également de la Chine, 8 % des Pays-Bas et 5 % de la France.
Les exportations de marchandises du Royaume-Uni étaient destinées l’année dernière à concurrence de 13 % aux États-Unis, 10 % à l’Allemagne, 7 % à la France, 6 % aux Pays-Bas, 6 % aussi à l’Irlande.