Abonné

Pâtisserie industrielle/Développement Brossard revient en Bourse pour doubler de taille

- - 5 min

Récemment de retour sur le marché des biscuits après dix ans d’absence, Brossard va également faire son « come back » en Bourse, le 29 mars prochain. Guy Schumacher, qui avait acquis la totalité de l’entreprise l’année dernière via sa holding Tesc, veut ainsi lever une trentaine de millions d’euros pour doubler la taille de son entreprise. Il prévoit notamment d’atteindre des ventes de 200 M EUR d’ici à juin 2009, contre 118 M EUR en 2006, en lançant notamment de nouvelles gammes surgelées de desserts en GMS et de mignardises en RHF. Un investissement de 15 M EUR va être engagé sur trois de ses quatre sites industriels afin d’y installer des lignes supplémentaires de production.

Brossard, la holding contrôlant Saveurs de France-Brossard, va être introduit à la Bourse de Paris, le 29 mars prochain, neuf mois après s’en être retiré. Guy Schumacher, l’actuel p.-d.g., avait l’année dernière mené via sa holding Tesc une OPA sur son propre groupe, qu’il détenait depuis à 100 %. Brossard va ainsi procéder à une augmentation de capital de 102 à 118 millions d’euros en émettant 1,1 million de nouvelles actions. Guy Schumacher va, en outre, céder une partie de ses actions existantes, représentant 8,87 % du capital et du nombre total de droits de vote après l’opération, pour ainsi dégager suffisamment de liquidités destinées à rembourser les emprunts qu’il a contracté lors de l’OPA sur son groupe. Par cette opération, Guy Schumacher pense pouvoir lever 24,4 M EUR qui lui serviront à réduire la dette de sa société de 94 M EUR, doubler la taille de son entreprise et poursuivre son internationalisation. En effet, Brossard ambitionne d’augmenter son chiffre d’affaires de 118 M EUR en 2006 à 200 M EUR, d’ici à juin 2009. De retour après 10 ans d’absence sur son marché d’origine, les biscuits, avec le lancement de 21 références (1), Brossard compte également se développer sur de nouveaux segments à forte valeur ajoutée en surgelés en lançant des nouvelles gammes de desserts en GMS et de mignardises sucrées et salées « de très haut de gamme » à destination de la restauration professionnelle, disponible en septembre prochain. 40 références de cette dernière ont d’ores et déjà été présentées aux professionnels de la RHF au mois de janvier dernier. « L’objectif reste de réaliser un chiffre d’affaires de 10 MEur seulement sur les mignarddises à la fin 2008», souligne Guy Schumacher.

Investissement industriel de 15 M EUR

Pour assumer ce surplus de production, trois des quatre sites industriels du groupe vont profiter d’un investissement total de 15 M EUR répartis sur trois ans. Le site du Neubourg, dans l’Eure, spécialisé dans les feuilletés et les plats cuisinés surgelés d’une capacité de production annuelle de 8 000 tonnes, bénéficiera d’une nouvelle ligne de mignardises salées opérationnelle en 2008. La mise en place d’une nouvelle ligne de pâtisseries familiales (brownies et moelleux) devrait être achevée en mai prochain sur le site de Pithiviers, dans le Loiret, spécialisé dans la pâtisserie industrielle ambiante d’une capacité de production annuelle de 20 000 tonnes, pour un démarrage des livraisons en janvier 2008. En outre, une ligne de production de mini-pâtisseries devrait être opérationnelle à l’été 2008. Enfin, le site de Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne, spécialisé dans les feuilletés et la pâtisserie surgelés, se verra doté d’une nouvelle ligne de mignardises sucrées en 2008.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

investissement
Suivi
Suivre

Fort développement à l’international

« Nous avons opté pour trois types de démarches pour assurer notre développement à l’international. L’une est de nouer un partenariat avec un opérateur étranger leader sur son marché, la seconde d’implanter des filières commerciales à l’étranger, et enfin de proposer nos gammes à des distributeurs locaux », explique Guy Schumacher. Ainsi, en novembre 2006, Brossard a fait ses premiers pas en Russie en installant une filiale commerciale à Moscou. Employant douze personnes, elle reste en charge du référencement des produits, de l’animation autour des marques et de la communication. Les produits du groupe sont commercialisés dans 250 magasins de la région depuis mars dernier et devraient être présents dans 800 magasins en décembre prochain. En outre, Brossard a signé, au premier trimestre de cette année, des contrats avec des distributeurs locaux en Algérie, à Chypre, aux Emirats Arabes Unis, en Grèce, au Japon, au Koweït, à Malte, à Oman, aux Pays-Bas, au Qatar et en Serbie. De plus, d’ici septembre prochain, dix nouveaux pays accueilleront les produits Brossard dont l’Allemagne, l’Autriche, le Brésil, la Jordanie, la Finlande et le Vietnam. Enfin, le groupe compte développer ses ventes sous marques locales chez certains de ses voisins européens. C’est déjà chose faite en Scandinavie avec le groupe Göteborg qui commercialise des brownies ainsi qu’en Grande-Bretagne où les premières ventes d’apéritifs et de pâtisseries surgelées ont débuté. Cela sera prochainement le cas également aux Pays-Bas et en Espagne, où les brownies seront lancés en septembre. En 2005, Brossard avait réalisé 5 % de son chiffre d’affaires à l’export et vise 25 % à l’horizon 2009, « uniquement par croissance organique », précise Guy Schumacher.