Bruno Le Maire a dévoilé le premier chapitre de la future loi de modernisation agricole qui définira les objectifs d’une « nouvelle politique publique de l’alimentation » : garantir l’indépendance alimentaire de la France, éduquer et informer le consommateur, valoriser le patrimoine culturel alimentaire, défendre le modèle français, améliorer les pratiques agricoles, et réduire l’impact environnemental de notre système alimentaire. Cette déclaration d’intention, faite le 26 novembre devant le Conseil national de l’alimentation (CNA), s’accompagnera de mesures concrètes inscrites dans un programme à trois ans élaboré avec les autres ministères et les professionnels. Et pour ce faire, le ministre de l’Alimentation veut faire du « CNA un Parlement de l’alimentation régulièrement consulté par le gouvernement ». Le ministre a demandé au nouveau Conseil de lui faire des propositions d’ici février prochain en vue de renforcer son rôle consultatif dans ce dispositif et de mieux articuler ses travaux avec ceux du Conseil national de la consommation (CNC).
Tout en saluant le travail effectué depuis 25 ans par le CNA, le ministre Bruno Le Maire a annoncé, en installant ses nouveaux membres la semaine passée, un changement de vitesse sensible. « Il est temps, a-t-il déclaré, de mettre en place une véritable politique de l’alimentation, c’est le moyen de donner du sens à l’activité des agriculteurs. Je ne fais pas une politique pour les pêcheurs ou pour les agriculteurs, mais ils auront tout à gagner à l’existence d’une telle politique de l’alimentation dont un signal fort a été donné en plaçant ce mot en tête de l’intitulé de mon ministère ».
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L’exemple de la sécurité routière
Sa nécessité tient à ce qu’il y a une demande forte de la société qui est en contradiction avec la façon dont l’offre est perçue (« malbouffe », inquiétudes sur la santé et montée réelle de l’obésité) ; il y a aussi une multiplicité de recommandations nutritionnelles, a déploré le ministre, « des avis qui sont si épars qu’ils ne peuvent avoir de portée ». Le travail de coordination qu’il appelle de ses vœux doit donner d’aussi bons résultats que …la politique de sécurité routière donnée en exemple par Bruno Le Maire, sachant que, selon cette comparaison, « toutes les autorités et tous les acteurs, professions comprises, ont été impliqués autour d’une grande politique publique appuyée par une délégation interministérielle ».