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Volatilité des prix Bruno Le Maire : « Ne pas se contenter de déclarations de principe » au G20

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Evoquant une « situation actuelle préoccupante » avec un « risque réel d’émeutes de la faim », du fait de la flambée des cours des grandes cultures, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire veut apporter des « solutions concrètes ». « Nous ne nous contenterons pas de déclarations de principe » au G20, a-t-il déclaré à l’issue de sa rencontre, le 9 mars, avec Josette Sheeran, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unis.

C’est par une « méthode ouverte » qui consiste à consulter « pas seulement les membres du G20 » et par « un travail diplomatique intense » que le ministre Bruno Le Maire espère aboutir à « des solutions nouvelles ». Il s’agit de « trouver des réponses à moyen et long terme » face à une « situation actuelle préoccupante » avec un risque réel d’émeutes de la faim, conséquences de la flambée des cours des grandes cultures. « Il y une urgence morale à réagir », a-t-il lancé à l’issue de sa rencontre, le 9 mars, avec Josette Sheeran, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations unies. « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas », a-t-il ajouté. Bruno Le Maire a également reçu le 7 mars Jacques Diouf, directeur général de l’organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans ce contexte, « nous ne nous contenterons pas de déclarations de principe » au G20, a-t-il déclaré, particulièrement offensif sur cette question alors qu’un G20 des ministres de l’Agriculture doit se réunir à la fin du mois de juin à Paris.

Des réserves humanitaires d’urgence
Le ministre français évoque 4 pistes : agir sur la transparence des marchés ; coordonner les différents acteurs car « il n’est pas normal que chaque producteur à travers la planète puisse décider de manière unilatérale de couper ses exportations » ; réguler les marchés financiers sur le modèle des USA car « il est moralement inacceptable de spéculer sur la faim dans le monde » ; assister les pays les plus vulnérables notamment en instaurant des réserves humanitaires d’urgence prépositionnées. « Sur ce sujet, nous attendons pour juin un projet du Programme alimentaire mondial », a indiqué le ministre. L’idée est de limiter les restrictions aux exportations, par exemple au bénéfice de l’aide alimentaire.

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