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Programme alimentaire Bruno Le Maire veut encourager les circuits courts et améliorer l’étiquetage

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Développer les circuits courts et surtout améliorer l’étiquetage : en lançant le Programme national pour l’alimentation, le ministre a envisagé des mesures concrètes et nouvelles tout en vantant l’excellence du modèle français d’alimentation.

En lançant le Programme national pour l’alimentation le 28 septembre, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a annoncé qu’il allait faire modifier l’article 53 du code des marchés publics afin d’intégrer la notion de circuit court dans les appels d’offre des restaurants collectifs publics. D’une manière générale, le ministre veut encourager le développement de l’approvisionnement de proximité, s’offusquant par exemple de voir qu’en Saône-et-Loire, des cantines ont recours à des viandes argentines alors que l’élevage local est en grande difficulté. Bruno Le Maire a également stigmatisé l’étiquetage des produits alimentaires. « Nous en sommes au Moyen Age sur l’étiquetage », explique-t-il, désireux que figurent les origines de la matière première agricole en plus du lieu et des modalités de la transformation industrielle. Une allusion directe au débat actuel sur les produits porcins, pour lesquels l’industrie de la charcuterie (Fict) estime que le lieu de production à indiquer est celui de la transformation.

Mieux nourrir les démunis

S’il s’attache aux questions de qualité sanitaire et environnementale, le programme pour l’alimentation évoque aussi les différents moyens à employer pour mieux nourrir les plus démunis ou encore les seniors ou en milieu carcéral. Si excellent que soit le modèle français, le rapport qui présente ce programme estime aussi que de grands progrès sont à faire, notamment en matière de recherche. L’industrie agroalimentaire consacre seulement 1% de son chiffre d’affaires à la recherche et 7% à l’innovation, ce qui est faible (le suisse Nestlé annonce y consacrer un milliard d’euros sur 5 milliards de chiffre d’affaires). L’objectif est donc d’encourager cette recherche et de réduire la dispersion des organismes de recherche. Plus généralement, pour améliorer l’offre alimentaire, l’ensemble des acteurs (syndicats, industriels, pouvoirs publics, etc.) devraient réfléchir à une meilleure stratégie pour l’agroalimentaire français. La création d’un comité stratégique est prônée.

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