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Entremont Bruno Le Maire veut trouver une solution industrielle d’ici fin août

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Après avoir convaincu le groupe fromager Entremont Alliance, le 17 juillet, de revoir à la hausse le prix du lait de ses 5 500 producteurs en juillet et août (245 euros/1000 litres), le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, s’est rendu le 20 juillet à Lanouée puis dans la fromagerie Entremont de Malestroit. Objectif : présenter aux acteurs de la filière laitière de l’Ouest et aux éleveurs d’Entremont Alliance un plan en trois étapes.

Le temps presse. Bruno Le Maire a annoncé lors de son déplacement le 20 juillet un calendrier serré pour son plan en trois étapes dont la première urgence est de trouver une solution au cas Entremont. Il a indiqué vouloir trouver « une solution industrielle à Entremont Alliance d’ici fin août pour pérenniser le revenu des producteurs et garantir l’avenir de l’entreprise ». Son objectif est aussi de réorganiser la filière par la voie de la contractualisation. Bruno Le Maire a demandé la formation d’un groupe de travail laitier qui devra rendre ses conclusions avant le 1er octobre. À défaut, « c’est l’exécutif qui se chargera d’introduire ce principe dans le projet de loi d’orientation agricole qu’il concoctera avant la fin de l’année », a dit le ministre. Enfin, Bruno Le Maire va essayer de convaincre les partenaires européens de la France de mettre sur pied de nouveaux outils de régulation des marchés. « Il n’y a pas de temps à perdre », a-t-il répété plusieurs fois dans sa journée de déplacement.
Lactalis et Sodiaal officiellement intéressés
Les groupes Lactalis et Sodiaal (Yoplait) ont manifesté le 17 juillet leur intérêt pour le groupe fromager Entremont (3e opérateur français) en grande difficulté. « Ce qui nous intéresse chez Entremont, c’est son outil industriel. Il y a des synergies à trouver avec le nôtre », a déclaré Michel Léonard, directeur général de Lactalis, dans une interview au Figaro du 17 juillet. « Nous ne savons pas encore si nous ferons (une offre, N.D.L.R.), et encore moins à quel prix », a-t-il cependant ajouté. Évoquant les producteurs qui livrent leur lait à Entremont et se plaignent du prix payé, inférieur à celui fixé par l’accord de juin, Michel Léonard estime qu’ils « méritent un bon prix pour leur lait ». « Le repreneur d’Entremont devra avoir du courage, et surtout les reins solides. Sinon, il lui sera difficile d’assurer l’avenir de la société », a-t-il ajouté. De son côté, « Sodiaal manifeste clairement son intérêt pour l’étude d’un rapprochement de ses activités avec celles du groupe Entremont Alliance », a annoncé le groupe le 17 juillet dans un communiqué. Sodiaal est déjà associé à Entremont Alliance dans les sociétés Beuralia (matières grasses) et Nutribio (laits infantiles et ingrédients), détenues à 50-50.

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