Le commissaire européen à l'environnement, Janez Potocnik, a plaidé pour la recherche du compromis lors du lancement de la « plateforme de l'UE sur la coexistence entre l'homme et les grands carnivores ».
LA « plateforme de l'UE sur la coexistence entre l'homme et les grands carnivores » (ours brun, loup, glouton, lynx), qui réunit huit organisations représentant les agriculteurs et éleveurs, les propriétaires terriens, les chasseurs, les scientifiques et les écologistes, a été lancée et a tenu sa première réunion le 10 juin à Bruxelles (1).
« Chacun doit mettre de l'eau dans son vin », a plaidé le commissaire européen à l'environnement, Janez Potocnik, devant les représentants du Copa-Cogeca (agriculteurs et coopératives agricoles), du CIC et de la FACE (chasseurs), de l'ELO (propriétaires terriens), d'Europarc, des éleveurs finlandais et suédois de rennes, de l'UICN (conservation de la nature) et du WWF (Fonds mondial pour la nature).
Une législation qui « ne correspond plus à la réalité »
« Nous respectons la législation en place, mais, compte tenu de la dynamique de la population des grands carnivores et de l'élargissement de l'UE, nous sommes persuadés que cela ne correspond plus à la réalité », a estimé le secrétaire général du Copa-Cogeca, Pekka Pesonen.
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Les services de la Commission avaient toutefois déjà averti que cette plateforme ne serait pas l'enceinte appropriée pour envisager, comme le réclament les organisations agricoles participantes, une révision de la directive Habitats, qui protège plus de 1 000 espèces animales et végétales. Pour sa part, le président du groupe de travail ovins du Copa-Cogeca, Emmanuel Coste, a souligné que « les mesures de protection actuelles sont très onéreuses et ne sont pas assez efficaces ».
La « plateforme de l'UE sur la coexistence entre l'homme et les grands carnivores », dont les membres se réuniront une fois par an et organiseront des ateliers supplémentaires sur certains thèmes, sera appuyée par un centre de ressources en ligne qui recensera notamment les bonnes pratiques.
(1) Voir n° 3451 du 09/06/14