La totalité des programmes de développement rural 2014-2020 a été approuvée par Bruxelles, le dernier en date étant celui de la Grèce.
Entamé le 12 décembre 2014, le processus d’approbation des 118 programmes de développement rural 2014-2020 – qui bénéficient d’un soutien de l’UE de 99,6 milliards € (Feader) plus un cofinancement national ou régional, public ou privé, de 60,6 Mrd € – a été bouclé le 11 décembre par la Commission européenne, avec le feu vert donné au programme national de la Grèce. Des amendements pourront y être apportés.
99,6 milliards € de financements européens sur la période 2014-2020
Vingt États membres mettent en œuvre un seul programme de développement rural national, les huit autres ayant choisi d’en appliquer plusieurs, soit pour refléter leur structure administrative et géographique, soit pour combiner le programme principal avec d’autres de portée régionale, pour les zones insulaires par exemple.
Selon les estimations de la Commission de Bruxelles, le budget de l’UE pour le développement rural consacrera sur la période 2014-2020 16,3 Mrd € à la lutte contre le changement climatique. Des investissements seront réalisés dans l’efficacité énergétique et les projets d’énergie renouvelable comme le biogaz, à hauteur de 5,5 Mrd €, ainsi que pour réduire les émissions d’ammoniac et de gaz à effet de serre de l’équivalent de deux millions de vaches et trois millions de porcs (1).
Les fonds européens permettront aussi, par exemple, de mettre des connexions à haut débit à la disposition de 18,6 millions de personnes dans les zones rurales, d’aider 170 000 jeunes agriculteurs à créer leur entreprise, de soutenir 2 500 groupes d’action locale avec à la clef 46 000 nouveaux emplois dans les exploitations et 77 500 emplois en dehors, ou encore d’aider quelque 300 000 agriculteurs à développer des filières courtes et des marchés locaux.
4,7 milliards € pour la Grèce
Approuvé le 11 décembre par la Commission européenne, le programme de développement rural 2014-2020 de la Grèce est doté de 5,9 milliards €, dont 4,7 Mrd € du budget de l’UE et 1,2 Mrd € de cofinancement national.
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2,472 Mrd € seront consacrés à la priorité 4 de la politique communautaire (restauration, préservation et renforcement des écosystèmes liés à l’agriculture et à la foresterie), 1,264 Mrd € à la priorité 5 (promotion de l’efficacité des ressources), 835 millions € à la priorité 2 (viabilité et compétitivité des exploitations, gestion durable des forêts), 685 Mio € à la priorité 6 (développement économique, inclusion sociale), 472 Mio € à la priorité 3 (organisation de la chaîne alimentaire, transformation et commercialisation).
(1) Voir même numéro
Internet, aides d’État et zones rurales
La France, l’Allemagne et l’Espagne ont plaidé le 11 décembre pour davantage de souplesse de la part de l’UE en matière d’autorisations d’aides d’État pour permettre notamment aux régions rurales d’avoir un meilleur accès à Internet. Dans une lettre adressée à la Commission de Bruxelles, ces trois États membres estiment que « les recommandations concernant les aides d’État européennes sur le haut débit doivent être revues pour combler le fossé numérique entre les zones urbaines et rurales ».
« L’absence d’accès au réseau qu’il soit fixe ou mobile est vécu légitimement comme une source d’inégalités entre les territoires », a expliqué la secrétaire d’État française au numérique, Axelle Lemaire, au cours d’une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.
Interrogé sur cette question par la presse, le commissaire européen chargé de l’économie numérique, Günther Oettinger, convenant de la nécessité d’un Internet rapide dans les espaces ruraux, a estimé qu’il fallait « permettre le soutien sans pour autant perturber la concurrence ».