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Simplification de la Pac Bruxelles défend sa réforme

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Le commissaire européen à l’agriculture a répondu aux critiques selon lesquelles les propositions de réforme de la Pac engendreront une augmentation de quelque 15 % de la charge administrative. Il a d’ailleurs demandé aux États membres et au Parlement européen de maintenir la simplification au centre des débats sur cette réforme.

Dacian Ciolos a admis que certaines dispositions nouvelles de la Pac provoqueraient une augmentation de la charge administrative, lors d’une réunion, le 6 novembre, du Groupe de haut niveau sur l’amélioration de la réglementation, dit Groupe Stoiber, du nom de son président. À ceux qui affirment que son projet de réforme se traduirait par 15 % de charge administrative en plus, le commissaire européen a expliqué que ce chiffre concerne uniquement le système de paiements directs révisé, et pas l’ensemble de cette réforme.
Pour sa part, Ilse Aigner, la ministre allemande de l’agriculture, a estimé que la bureaucratie inutile « gaspille des ressources vitales, diminue le soutien de la société pour la Pac et entrave la compétitivité de l’agriculture européenne ». Selon elle, les propositions de réforme de la Pac de la Commission de Bruxelles ne répondent pas à l’objectif de réduction des formalités administratives.
Renvoyant la balle au Conseil de l’UE et au Parlement européen, Dacian Ciolos les a appelés à garder la simplification au centre des négociations sur la réforme de la Pac.
Son porte-parole, Roger Waite, a considéré, à l’issue de la réunion du Groupe Stoiber, que « si nous voulons avoir une distribution plus équitable des fonds et mettre davantage l’accent sur les pratiques agricoles durables, il y aura des exigences administratives supplémentaires ».
Il faut s’assurer que l’argent du contribuable est correctement dépensé, a-t-il insisté.

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